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SA VIE ET SES OUVRAGES. CXV

qui, dit M. Walckenaer, imprima un caractère parliciilier au carnaval de cette année, fut le grand nombre de mascarades et de folâtres divertissements dont Louis XIV et son frère donnoienl les premiers l'exemple. Loret, le gazetier poétique du temps, ne manque pas de signaler la folle ivresse du moment :

Pari?, dans la joie inondé , Est tellement dévergondé, Qu'on n'y voit que réjouissances, Que des bals, des festins, des danses, Que des repas à grands desserts.

Et de mélodieux concerls.

La province, toujours si prompte à suivre l'impulsion de Paris, ne se fit pas faute de plaisirs, de banquets et de fêtes galantes. Reims se distingua dans cette joyeuse prise d'armes. Aussi la saison fut-elle bonne pour nos deux amis. On trouve de nombreuses traces de ces passe-temps récréatifs dans les poésies de Maucroix. La Mascarade de l'Empereur, les madrigaux facétieux à la belle comtesse de Beaujeu, travestie en avocat, les vers badins à la manière du poète bétéroclytc Neufgermain, pour la charmante Biscaras, et ceux de la comtesse de Lhéry, déguisée en Retheloise, sont autant de témoignages des gaités du carnaval de 1656. C'est dans les entraînements de ces plaisirs mondains que La Fontaine, témoin des succès de Maucroix, improvisa sur l'air et le refrain déjà populaires à celle époque , mais que Bussy-Rabuîin

ex VI MAUCROIX.

devoit bientôt rendre si célèbres, deux couplets que nous ont conservés les petits manuscrits Favart et que le lecteur me permettra de reproduire ici, d'abord comme joyeuseté inédite du bonhomme, puis aussi comme document à l'appui de l'histoire de Maucroix.

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