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2° Les Jetés à exode , à l’occasion desquelles on promenait
en pompe, au dehors des temples, les châsses des dieux,
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3° Et enfin les jours éponymes du roi.
A la ligne 49, le texte grec distingue bien deux espèces de fêtes (Zysi v 8s sop-rijv x%'. ira 'njupi'/) , mais je ne pense pas que ces distinctions correspondent à celles de l’égyptien. Parmi les panégyries, quelques-unes étaient de simples fêtes célébrées dans les temples; d’autres, au contraire, étaient des fêtes avec exode, ce que le grec nomme s£o8sTai; l’hiéroglyphe fTl n’a pas intrinsèquement plus de précision; lorsque les prêtres voulaient faire entendre l’idée d’une panêgyrie avec exode , ils écrivaient fTl ; c’est ce que nous verrons à la dixième ligne de notre texte, où il est expliqué que le jour de la naissance du roi avait été institué en fête de cet ordre, tandis que le grec, qui s’attache beaucoup moins à ces détails liturgiques, se contente de dire que ce jour a été reconnu pour éponyme.
Nous ne nous étonnerons donc pas de rencontrer dans ce passage du texte hiéroglyphique des détails que le grec ne donne pas. Ces détails n’avaient pas été compris par les premiers traducteurs, qui ne connaissaient pas la spécialisation du mot m n, sortie, exode, et qui ont été égarés par le groupe fautif ou au moins insolite dans la phrase :
l’inscription hiéroglyphique de rosette
Ce groupe défectueux avait été considéré comme une forme du verbe être, et l’on avait traduit : et qu’il soit ( qu’il y ait) un jour à son nom.
Or, il y a lieu tout d’abord de remarquer qu’on ne peut pas supposer dans le décret en langue égyptienne des prescriptions que le décret grec n’aurait pas édictées. On doit donc tenir pour certain que notre phrase hiéroglyphique ne contient aucune institution de cette nature. Cette considération, à elle seule, serait décisive; mais on peut encore ajouter que les jours éponymes du roi, savoir : le trente de Mésori et le dix-sept de Méchir, étaient déjà célébrés comme tels antérieurement à la publication du décret de Rosette. On n’avait pas attendu la neuvième année du règne d’Kpiplianc pour lui rendre les honneurs traditionnels dus à la puissance royale. Aussi bien que le texte égyptien, le texte grpc nous parle de ces deux jours comme établis en fêtes à exode et mentionne en premier lieu le jour de la naissance.
Quant au jour du couronnement, il suffit de rappeler que h' décret de Rosette est l’œuvre des prêtres venus à Alexandrie à l’occasion de la célébration de cette fête éponyme. Il n’y a donc pas lieu de songer à la création nouvelle d’un jour éponyme du roi, pas plus dans le texte grec que dans le texte égyptien du décret.
Je crois qu’au lieu - il faut lire (le \\ n’étant
probablement qu’un accident de la pierre); mais lors même que serait correct, on devrait y voir une préposition telle que (j^>- Ainsi rectifié ou interprété, le sens devient tout naturel; l’égyptien entre dans plus de détails, mais n’ajoute aucune disposition nouvelle au décret grec. Je propose donc avec confiance la traduction que je répète ici :
» (Que les prêtres de) tous les temples au nom du roi n servent ces images trois fois par jour et fassent mettre » l'ornement sacré devant elles; qu’ils fassent toutes les )) cérémonies instituées pour elles, comme on fait aux
l’inscription hiéroglyphique de rosette 139
» dieux du pays dans les panéyyries des temples, et aux )) jours d’exode et aux jours éponymes du roi; car la » naissance auguste du roi Ptolémée (a été un événement )) heureux pour l’Egypte). »
est employé pour amener la phrase incidente expli-
Os (Os "
cative1 : en ayant été, comme a été {le jour de la naissance, etc.). Le texte égyptien se montre ici plus flatteur pour Épiphane que le texte grec; il rappelle la naissance de ce monarque comme ayant été un grand bonheur pour l’Égypte. Telle est du moins l’idée qu’exprime une phrase analogue du décret de Canope. L’expression a pu varier dans celui de Rosette, mais la connaissance du véritable sens du passage entier nous garantit de toute erreur grave. Nous constatons ainsi que le texte hiéroglyphique ne diffère du texte grec que par l’addition d’une formule banale de flatterie à l’adresse d’ Épiphane, mais nullement dans une disposition de quelque importance.
Ligne N
La partie grecque s’énonce en ces termes :
Lig. 41. « Qu’ils élèvent au roi Ptolémée, dieu Épiphane, » Euchariste, né du roi Ptolémée et de la reine Arsinoé, » dieux Philopators, une statue de bois et un édicule dorés, » dans chacun des temples ;
42 » qu’ils les placent dans les sanctuaires avec les autres » édicules; et que, lors des grandes panégyries où se fait » la sortie des édicules, celui du dieu Épiphane, Euchariste, » sorte
43 » en même temps; afin que son édicule soit distingué
» des autres, maintenant et dans la suite des temps . »
La rédaction hiéroglyphique contient les mêmes prescriptions en termes peu différents :