‹ Œuvres diversesChapitre 21 sur 154 · A L'AUTEUR DU MERCURE GALANT · texte numérisé non relu

A L'AUTEUR DU MERCURE GALANT

i9 may 1685.

Réimprimé sur le seul exemplaire connu.

H. GARIEL

LETTRE A L AUTEUR DU MERCURE GALANT, Touchant la résolution prise par les Consuls de Grenoble, agréée par le Roy, â^ élever la 'Statue de Sa Majesté dans la principale Place de leur Ville.

ONSIEUR,

Tout le Monde s'empresse à élever des Trophées i la gloire du Roy ; tout concourt avec luy à immortaliser son Nom et sa mémoire ; et la postérité la plus éloignée parlera de son Règne , avec autant d'admiration qu'on parle de celuy d'Auguste , ou de celuy de Tngan. Hais si l'on y apprend que les rivières les plus rapides , que les Villes les plus fortes , que les Peuples les plus puissans auront contribué par leur soumission à solemniser ses victoires 9 si l'on y sçait que les Nations les plus éloignées auront reconnu sa puissance, que la Justice et la Paix auront régné par ses soins, non seulement dans ses Etats, mais encore par toute l'Europe : on y connoitra aussi par des monumens illustres respectez par le temps qu'il aura été l'amour et les délices de ses Sujets. Combien de Statues et de Trophées parottront en divers lieux? Combien de Places se trouveront ornées des marques publiques de la reconnoissance de plusieurs Villes? Vous l'écrirez, sans doute, pour nos neveux. Déjà Paris vous a donné une ample matière pour remplir vos Mercures ; mais si cette Capitale du Royaume a élargi ses rues , si elle a donné des embelissemens éclatans à ses quaix et à ses ponts, si la Figure du Roy règne en tous ses carrefours; si Monsieur le Maréchal de la Feûillade en a consacré une magnifique, et si vous l'avez dit ; la ville de Grenoble espère que vous n'oublierez pas qu'elle a été la première, de toutes celles des Provinces, qui a songé d'en

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