Voir à la planche v
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Le côté gauche se compose en réalité de deux grands tableaux seulement. Il répond aux mêmes idées que la série de droite : 1<> Adoration par Horus, l'enfant incréé, au dieu qui règne et qui crée par la vérité, celui qui, avec l'aide des forces auxiliaires qui émanent d'ailleurs de lui, s'est sacré luimôme sous la forme d'Horus ; 2® adoration au sein où ce dieu a été engendré pour la première fois et est engendré de nouveau chaque jour.
Le premier tableau occupe la paroi Est tout entière. Il se distribue de la manière suivante : d'un côté, se tiennent Osiriset les protectrices qui ont surtout aidé à l'accomplissement du grand acte; de l'autre, le roi fait l'adoration. Mais, de même que nous l'avons vu, dans la série de droite, revêtir des diadèmes qui lui donnaient le rôle de la deuxième transformation du dieu rendant hommage à son auteur, le scribe a été guidé cette fois, par une idée semblable : pour plus de précision, la personne du roi se décompose ici en plusieurs formes. En premier est un enfant coiffé du pschent, tenant d'une main le fouet et le pédum, de l'autre le sceptre à tête de lévrier, qui reçoit d'Osiris le signe de la vie ; derrière lui, l'Hathor de Thèbes, Ament, élève la main en signe de protection. Ainsi c'est la nature renaissante qui rend hommage à son Créateur, sous les traits du roi qui a pris pour diadème le soleil levant, le disque orné des deux plumes de
Shou, et offrant les vertus divines Jj^ que le dieu s'est accordées à lui-même transformé.
Le deuxième tableau occupe toute la paroi du Sud, située en face de la porte; théoriquement, il ne devrait en occuper que la moitié. La série de droite s'est terminée à la paroi Ouest, mais on a remédié à cet inconvénient en plaçant le roi aux deux extrémités du tableau, l'un venant de droite, l'autre de gauche et regardant le centre de la paroi, qui est aussi celui du tableau. De cette façon le tableau peut paraître appartenir aux deux séries. Ce tableau représente une des cérémonies qui devaient peut-être se reproduire dans la chambre. C'est
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la déesse allaitant le dieu nouveau-né. Derrière elle, une divinité sans nom est debout en adoration. De l'autre côté, les déesses du Nord et du Midi,Enkheb et Uazit, suivies deThot et de Khnouphis, le dieu qui forme les hommes et les dieux, « le fabricateur souverain. » Aux deux extrémités, le roi fait des offrandes diverses. Le tableau de la renaissance du dieu a été fréquemment reproduit; les personnages qui y figurent varient assez peu, et leur signification symbolique peut toujours être saisie. Généralement les quatre meskhen ou accoucheuses sont Isis et Nephthys, dont le rôle est connu, Nut, « le principe féminin de la génération », et Tefnût « la lionne qui combat. » Ici, il n'y en a que deux, représentant les forces protectrices du Nord et du Midi. Thot et Khnouphis accompagnent ordinairement les diverses déesses. Tel est le premier registre.
2* registre.
Séries droite et gauche.
Le second registre a une importance moindre, et la chambre pourrait à la rigueur s'en passer, car il n'est qu'une paraphrase du premier.
Dans ce registre, comme je l'ai dit, la divinité est assise. C'est le thème de la divinité créée entrant au moyen d'une offrande en communication avec la divinité créatrice. Ainsi, comme soleil levant et créé, le roi prend tantôt la forme d'Horus et adore Seb, le père de tous les dieux, le créateur de toutes les choses; tantôt en Anhur, le dieu qui, au premier matin, vainqueur du chaos a élevé la voûte céleste, il adore la grande mère de tous les dieux. Enfin, le soleil levant n'est lui-même qu'Osiris, et le roi revêt le diadème a^ç/* au-dessus de sa coiffure, et suivi de Cléopâtre qui tient des fleurs, il présente les sistres, emblèmes de la divinité qu'il invoque sous différents noms. Elle est « la grande déesse de Dendérah^ le soleil femelle qui éclaire le nome de Coptos, la reine de l'Univers » qu'elle partage avec son fils Horus et son frère
BiBL. ÉOYPT., T. III. 17
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Osiris, puis, plus particulièrement l'Hathor de Thèbes, risis qui fait des incantations pour son fils, celle qui réunit le Nord et le Midi sous le trône de son fils ; elle s'appelle aussi Ranen, le soleil des deux mondes, et enfin, l'Isis du domaine
du roi du Midi, J] ç. ^ *^ '1^ + ^ ' ^'^^ ^'^ P^® ^^^^ ^^ diadème d'Hathor, mais seulement un scorpion, et semble jouer un rôle magique. Voici les paroles qu'elle prononce :
adoration à la divine génératrice sous le nom d'Hathor, rappelant à la fois les rôles de la déesse dans l'acte divin et ses dévotions particulières dans le nome de Thèbes et dans celui de Coptos qui en est voisin.
Le dernier tableau de chaque série du deuxième registre est le même, on peut les considérer tous les deux comme les derniers de la chambre. Ils ont ceci de remarquable, que quand même nous le saurions déjà, ils affirment la croyance en l'identité de tous les dieux de l'Egypte. Le dieu renaissant, Horus, qui n'est autre que son prédécesseur Osiris, n'est en même temps autre que le dieu qui à Thèbes résiune dans son nom toutes les puissances divines, Amon-Râ; et cette affirmation est exprimée de la manière suivante dans le tableau susdit. Le jeune dieu rend hommage à son auteur, sous les traits du roi revêtu du pschent, et d'un enfant qui le précède monté sur l'idéogramme de la réunion des deux parties de l'Univers; mais, au lieu de porter la coiffure ordinaire d'Horus, il revêt la coiffure du dieu Araon, auquel il est identique et des mains duquel il reçoit la vie. Il est (je résume les inscriptions) Harpocrate, le très grand, la palme d'amour, le fils d'Isis et d'Osiris, le seigneur de « Thèbes et de Coptos, le soleil qui évolue et paraît au matin sur l'horizon, celui qui s'élève dans Uas, en qualité de roi des dieux (comme Amon) ». Sous les traits du roi, on affirme qu'il se joint à son père par l'accomplissement de l'offrande. Amon-Ra a des titres de circonstance; il est dit que le dieu représenté est le dieu
qu'on adore dans le grand temple de Karnac et qu'il est le créateur universel. «C'est lui qui dispose le ciel et la terre, les eaux et les montagnes, celui de qui émanent les forces élémentaires, le principe de toute transformation. »
Derrière lui, dans la série de gauche, est Mut, son dédoublement; dans la série de droite il est suivi de Chons, autre forme d'Amon.
En résumé, l'Isis-Apet, Osiris et Horus ne font qu'un et ne sont autre chose que la divinité qui est représentée à Thèbes sous les trois formes d'Amon, Mut et Chons.
J'ai écrit le nom de Coptos dans les titres des divinités. On sait que le nome de Coptos avait une dévotion particulière pour Horus; mais il faut remarquer en outre, pour entrer dans la manière du scribe ptolémaîque, que nous sommes dans la chambre qui représente le ciel de l'Est; que par rapport à Thèbes, le nome de Coptos est la région de l'Est et que le soleil qui éclaire Thèbes se lève à peu près au-dessus de Coptos, de même qu'il se couche à peu près au-dessus d'Hermonthis. Dans la chambre du Nord, qui rappelle le ciel de l'Ouest, nous verrons les titres pris au nome d'Hermonthis remplacer ceux qu'on a empruntés ici au nome de Coptos. On voit jusqu'où s'égare la subtilité ptolémaîque.
!•' registre.
Série droite (ouest).
Paroi nord (pL V).
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1. Les signes entre crochets vont dans le sens m >. Les cartouches ( ^JRl 1 ®* V n W\ ï'^^pistceront partout dans cette publication le
cartouche complet de Ptolémée IX Évergète II.
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Titre :
Tableau II.
Paroi ouest (pi. VI).
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Tableau II.
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