‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 102 sur 218 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

DUBIlKlilL, riani aux éclats.

Avant la lettre !... Ah ! ah ! vous vous y connaissez , Monsieur le connaisseur !

DESCHAMPS

Je paie , et c'est assez.

De quoi vous mêlez- vous?

DUBREUIL

Ah ! do quoi je me mêle!

UESCHAMPS.

Quels droits cet homme a-t-il sur vous, mademoiselle?

CAROLINE, montrant Dubreuil.

Je ne dois à monsieur que des remercîmens , Et vous sans doute aussi, car tout ce que j'entends M'assure qu'avec moi, monsieur, vous alliez faire Un très mauvais marché.

DESCHAMPS

Ce n'est pas son affaire.

Si je le trouve bon?

CAROLINE

Mais dans le doute, moi. Je ne puis l'accepter.

DESCHAMPS

Quoi ! vous ajoutez foi. ..

Un Vandale!...

DUBREUIL

Insolent! A présent je devine Le motif qui vous a conduit chez Caroline.

CAROLINE

Comment?

1,04 CAROLINE

DUBREUIL

Vous, connaisseur! qui, vous! jamais de l'art Vous n'avez eu l'idée... Ah! quel heureux hasard M'a conduit en ces lieux, pour arracher madame Au piège...

DESCHAMPS

Qu'est-ce à dire ?

DUBREUIL

Au piège affreux , infâme...

Je n'ose m'expliquer, ni lever le rideau; Mais vous ne veniez pas ici pour ce tableau.

DESCHAMPS

Je ne vous entends pas, et...

CAROLINE, à part.

Quel trait de lumière!

Cet homme aussi tantôt m'a parlé de manière...

(à Deschamps.)

O ciel!... Monsieur, monsieur, remportez votre argent; Je garde mon tableau.

DESCHAMPS

Vous le gardez, comment!

Mais il n'est plus à vous. C'est une perfidie Abominable, atroce, incroyable, inouïe!

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