‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 107 sur 218 · CAROLINE · texte numérisé non relu

CAROLINE

CAROLINE

Ah! VOUS m'avez trompée!

DESKOSHAIS , passant auprès de Caroline.

Eh! sans ce stratagème, Comment aurais-je pu fléchir votre rigueur? CaroUne ! auriez-vous regret à mon bonheur ?

DUBREUIL , se mettant entre eux deux.

Épousez-le, ma chère ; avec une telle ame

On doit faire, je crois, le bonheur de sa femme.

(Desrosnais saute au cou de Dubreull.) DESCHAMPS.

Suis-je un voleur , Françoise ?

FRANÇOISE

Oh ! non , pas à présent.

(à son maître.)

Grâce au ciel , vous avez bien placé votre argent.

DESROSNAIS , à Caroline.

Eh bien! vous vous taisez!... Vous ai-je fait offense?

CAROLINE, tendrement.

A moi! Que vous savez mal juger mon silence ! Ah l si de pareils dons pouvaient être offensants , Quels cœurs pourraient jamais être reconnaissants?... Je vous en remercie et je vous les pardonne.

Point de temercîment: c'est à moi que je donne.

DESCHAMPS

Et le Vernet , monsieur, qu'en ferons-nous ?

DUBREUIL

Du feu.

SCÈNH XIV. 271

CAROLINE

Non pas; je lui dois trop pour l'estimer si peu.

DESROSNAIS.

Caroline !

CAROLINE

Il m'a fait connaître mieux encore Un homme que j'aimais et qu'aujourd'hui j'adore; 11 m'a fait éprouver qu'on pouvait , sans rougir, Accepter d'un ëpoux, quand il savait offrir : D'une fausse fierté par lui je suis guérie ; Je lui dois le bonheur d'aimer, d'être chérie, De voir mes jours couler dans les plus doux liens... Jamais, jamais tableau donna-t-il tant de biens?

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