‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 139 sur 218 · ACTE II, SCENE V. 3'n · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE V. 3'n

ARJMAJVD, à pari.

(haui.) Ah! dieux! de quelle part, D'où tenez- vous, monsieur, ce papier?

Du hasard.

Il nie sert quelquefois aussi.

A.RMAND.

Je vous conjure...

DUCLOS

Non, non, non, permettez que j'en fasse lecture. Des vers d'un avocat! ce sont des raretés!

CÉCILE, basa Marie.

Ils sont de lui!

ARMAND

Monsieur...

DUCLOS, lisant.

A Cécile... Ecoulez.

ARMAND

De grâce... ce papier... ah! daignez mêle rendre;

Il renferme un secret qu'on ne doit point apprendre.

MARIE , prenant le papier des mains de Duclos.

Un secret! Lisons donc :

« O toi que j'aime et fuis toujours, « Dont je plains et cause les larmes, « Que ne puis-je au prix de mes jours « T'epargner un moment d'aliirmes!

Fort bien!

Oui , merveilleux !

MARIE

« Sur le sort cruel qui t'attend « Bien moins que toi je suis tranquille; « Si ma voix te poursuit , Cécile , î( En secret mon cœur te défend. »

DUCLOS

Te défend !

MARIE, transportée.

C'est charmant !

(Elle continue.) (( Mon client soupçonneux ignore,, .

DUCLOS

Ah! je suis soupçonneux!

J'ai tort.

MARTE, continuant.

« Mon client soupçonneux ignore...

DUCLOS

Assez, assez! dispensez-nous du reste.

MARIE

l*oinquoi donc?

(Elle continue.)

« Soupçonneux...

DUCLOS, lui reprenant les vers.

Finissez, dis-jc.

MARIK, à Cécile.

Je vous proteste Que monsieur minteiToinpt aux vers les plus joli.s.

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