COURVILLE, DUCLOS, CÉCILE, MARIE
COURVILLE, à Duclos.
Ce qu'on nous dit, monsieur, serait-il bien possible? Quoi! Ton vous a prié... de sortir? c'est horrible!
DUCLOS, sans l'écouter.
Félicitez- vous bien, mademoiselle; enfin Vous l'emportez; et grâce à mon heureux destin. J'ai trouvé contre moi, conjurés pour vous plaire, Juges, greffier, public, et clercs et commissaire ; Jusqu'aux huissiers enfin dont les maudits t^'iix-iàî M'ont prouvé qu'ils étaient séduits.
COURVILLE
Oh! pour cela, Je vous réponds, monsieur, qu'on n'a séduit personne. Mais nous devions gagner; la cause était si bonne.
DUCLOS , se promenant à grands pas.
Mais c'est mon avocat, c'est ce traître d'Armand Qui mérite à lui seul tout mon ressentiment. Il veut plaider ma cause et la voilà perdue! A lui je m'abandonne, et c'est lui qui me tue!
CÉCILE
Consolez-vous, monsieur; vous n'avez rien perdu; Appelez-moi ma nièce et tout vous est rendu.
DUCLOS
Qu'entends-je?
COURVILLE
Un moment donc; eli! mais, mademoiselle...
Bien , très bien, mon enfant î
COURVILLE
L'offre est vraiment nouvelle!
CÉCILE, à Duclos.
Ah! si je pouvais seule un instant vous parler!... Mais , non ; d'un nouveau coup pourquoi vous accabler ? O^oyez-en ma parole; oui, je suis votre nièce; Je n* sais point mentir.
DUCLOS, ému.
Votre sort m'intéresse; A-'olrc bonté su.jout...