‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 148 sur 218 · COURVILLE, DUCLOS, CÉCILE, MARIE · texte numérisé non relu

COURVILLE, DUCLOS, CÉCILE, MARIE

COURVILLE, à Duclos.

Ce qu'on nous dit, monsieur, serait-il bien possible? Quoi! Ton vous a prié... de sortir? c'est horrible!

DUCLOS, sans l'écouter.

Félicitez- vous bien, mademoiselle; enfin Vous l'emportez; et grâce à mon heureux destin. J'ai trouvé contre moi, conjurés pour vous plaire, Juges, greffier, public, et clercs et commissaire ; Jusqu'aux huissiers enfin dont les maudits t^'iix-iàî M'ont prouvé qu'ils étaient séduits.

COURVILLE

Oh! pour cela, Je vous réponds, monsieur, qu'on n'a séduit personne. Mais nous devions gagner; la cause était si bonne.

DUCLOS , se promenant à grands pas.

Mais c'est mon avocat, c'est ce traître d'Armand Qui mérite à lui seul tout mon ressentiment. Il veut plaider ma cause et la voilà perdue! A lui je m'abandonne, et c'est lui qui me tue!

CÉCILE

Consolez-vous, monsieur; vous n'avez rien perdu; Appelez-moi ma nièce et tout vous est rendu.

DUCLOS

Qu'entends-je?

COURVILLE

Un moment donc; eli! mais, mademoiselle...

Bien , très bien, mon enfant î

COURVILLE

L'offre est vraiment nouvelle!

CÉCILE, à Duclos.

Ah! si je pouvais seule un instant vous parler!... Mais , non ; d'un nouveau coup pourquoi vous accabler ? O^oyez-en ma parole; oui, je suis votre nièce; Je n* sais point mentir.

DUCLOS, ému.

Votre sort m'intéresse; A-'olrc bonté su.jout...

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