ACTE II, SCENE II. 'i">i
LF- ROI , d'un air(lé<;idé.
Que vcux-tu savoir?
DIDIER, tremblant.
Je voudrais savoir... si vous n'avez pas d'ordre à me donner.
Je vous en donne un, c'est de vous retirer.
DIDIER, toul-à-fait déconcerté.
C'est ce que je vais faire.
FRANCESKA, bas à Didier.
Je suis bien aise de voir que tu as du caracLèrc.
LE ROI
Souvenez-vous de ne jamais paraître devant moi que je ne vous appelle.
DIDIER
Ah! monseigneur peut être bien sûr... (àpart. ) Quel homme ! si je pouvais prévenir mon maître; il y a du danger pour bu.
( Ilya pour sortir. ) FÉDÉRIC, bas au roi.
Retenons-le un moment, et sachons de lui... (haui. ) Didier!...
DIDIER
Monsieur!...
FÉDÉRIC
Tu es arrivé seul ici ?
DIDIER
Tu!... oui, monsieur.
LE ROI , à part.
Bon!
FÉDÉRIC
Tu as laissé à Lemberg le jeune comte Henry?
DIDIER
Oui, monsieur, avec le...
FÉDÉRIC , l'interrompant.
Avec le régiment; fort bien. Didier, monsieur le duc t'ordonne de repartir sur-le-champ , et de porter ces papiers à son ami Henry.
DIDIER
Tord
onne
LE ROI , d'une voix forte.
Plaît-il? vous hésitez, je crois?
DIDIER, IremLIanl.
Qui? moi ! non, assurément. Votre Altesse... ( à part. ) que je ne connais pas... En vérité, il finira par me faire croire...
LE ROI, lui jetant une bourse.
Si tu es exact, je doublerai la somine que je te donne.
DIDIER
De l'or! Votre Altesse Sérénissime... (à part. ) Ma foi, si ce n'est pas là le duc de RaUtz, il faut toujours que ce soit un homme de mérite.
LE ROI
Allons, pars donc. Fais diligence et choisis, ou de la main de Franceska avec une bonne dot, ou...