‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 198 sur 218 · ACTE II, SCENE XHI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XHI

Llî llOI , bas à Fcdéric.

Ecoute donc, je ne puis pas trop me fâcher; s'il prend mon nom, j'ai pris le sien.

LE COMTE , au duc.

O mon maître! est-ce bien vous? vous que j'ai vu si enfant! Oui , je vous reconnais, c'est tout le portrait du feu roi.

LE ROI , bas à Fëdéric.

Ma foi , la revanche est drôle ; j'en veux rire et profiter.

LE COMTE, au duc.

Votre majesté veut-elle bien permettre que je lui présente ma fille?

ÉLISKA , bas à Henry.

Ah ! mon Dieu ! le roi va me parler.

LE DUC

Mademoiselle , agréez mon hommage. Recevez mon compliment, monsieur le comte; il n'y a pas dans toute la Pologne une si charmante personne.

Sire , je songe en ce moment même à la marier,

HENRY, avec irapétuosilé.

Mon père !

45o LA REVANCHK,

Puis-je sans indiscrétion vous demander ([uol est riieureux époux que vous lui destinez?

LE COMTE, monlranlleroi.

Le voilà, sire, si toutefois elle y consent. C'est le fils de feu mon digne ami, le duc de Kalitz, l'un de vos meilleurs officiers; il est fort amoureux , et de plus fort aimable.

( Le roi fait au duc une profonde révérence. )

LE DUC

C'est là l'époux?...

LE ROT , au duc , d'un Ion de modestie affectée.

Sire, aurais-je eu le malheur de tomber dans votre disgrâce ?

LE DUC , embarrassé.

Dans ma disgrâce?

LE ROI

Votre majesté ne daigne pas reconnaître son capitaine des gardes?

LE DUC

Mon capitaine des gardes!.... pardonnez-moi.... je vous reconnais parfaitement, (à part. )Eh! mais, il prend très bien la chose.

LE ROI, au duc.

Votre majesté me permet-elle de reprendre ici mon service auprès d'elle.

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