‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 26 sur 218 · SCÈNE XYII · texte numérisé non relu

SCÈNE XYII

JULIE, FLORVAL.

JULIE , sans le voir.

Mais, que tarJe-t-il donc? Il se fait bien attendre! Qui peut le retenir?

FLORVAL , à part.

C'est elle!

.lULIE, à part.

On vi,ent... c'est lui!

FLORVAL, à part.

Je ne la vis jamais si belle qu'aujourd'hui.

JULIE

Vous voilà donc enfin? ah! que je suis contente!

FLORVAL.

(à part.)

Je le suis encor plus moi-môme. Elle est charmante !

TULIE.

Il n'eût tenu qu'à vous de ne partir jamais ; Nous nous serions tous deux épargné des regrets.

FLORVAL.

Vous m'avez regretté!... je n'ose vous en croire.

TULIE.

Puis-je oublier ces jours si chers à ma mémoire, Où votre sœur et moi nous rendant au parloir, Nous regrettions le temps passé sans vous y voir? Y os yeux brillaient alors d'une vive allégresse; Nous ne trouvions qu'en vous cette délicatesse, Ce langage mêlé de gaîté, de douceur, Dont l'oreille est flattée et qui va jusqu'au cœur.

FLORVAL, à part.

Elle m'enchante!

Enfin quand l'heure de l'étude Nous rappelait au sein de notre solitude , Nous ne vous voyions plus, mais nous songions à vous; Absent, vous n'en étiez pas moins auprès de nous.

FLORVAL.

(à part.)

Ah! que vous me charmez! La ressemblance est telle Qu'en aimant l'une, à l'autre on croit rester fidèle.

JULIE

Mais enfin vous voilà; je n'ai plus de regrets,

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