‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 61 sur 218 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

SELMOIIRS, stupéfait.

Qui ? moi !

BOKT^ZI.

Sans doute; il faut malgré lui répouscr.

DUBOIS, à part.

La bonne dupe !

SELMOURS.

O ciel ! qu'osez-vous proposer ?

BONÉZI.

Eh ! ce que je ferais en pareil cas moi-même.

SELMOURS.

Mais le père...

BONÉzr.

Est un sot.

SELMOURS.

Mais sa fille...

BONÉZI.

Vous aimo.

SELMOURS.

Quoi! sans le consulter...

A-t-il pris mon avis Pour m'cnlever la veuve à qui j'étais promis?

DUBOIS

Ah ! oui , parbleu , vraiment !

SELMOURS.

Troubler une famille ?. . .

BONÉZI.

Eh! c'est lui qui la trouble en refusant sa fille.

SELMOURS, avecame.

Non!... je veux, quoi qu'il puisse en arriver un jour , A l'honneur, au devoir, immoler mon amour.

BONÉZI.

Mais votre bonheur veut...

SELMOURS, de même.

Le bonheur véritable Est de porter partout un cœur irréprochable.

BOjVÉZI.

Et ce cœur n'aura-t-il rien à se reprocher, S'il cause le trépas do qui l'a su toucher ?

SELMOURS, ému.

Que vous me déchirez!... Ah! de ce que vous dites, Si vous pouviez peser l'importance et les suites!... Si vous considériez...

Eh ! quels égards doit-on A ces pères tyrans , de qui l'ambition , Immolant le repos et les jours de leurs filles, Produit et le désordre et les pleurs des familles ? Comment donc! un Français à qui, moi, dans ce jour. Je donne des leçons pour servir son amour !... Mais je n'en reviens pas !

SELMOURS.

A tout moyen extrême Avant d'avoir recours, si je parlais moi-même Au père ?

BONÉZI.

Qui? vous!

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