Pleyte et Rossi, Les Papyrus hi
'^^ttcs de Turin, Texte, p. 118.
miers fragments verticaux placés à droite des pages 80 et 81 me paraissent appartenir à d'autres parties du texte. Quatre autres petits fragments détachés, que m'a communiqués M. Rossi, sont tout à fait inutilisables.
La portion du texte qui comprend le papyrus ainsi ordonné forme un épisode auquel je donnerai le titre à! Épisode du Jardin des fleurs.
Le héros de l'aventure est un grand personnage qui porte
entre autres titres, celui de ..^^ , haouii, ou rjénéral
d'armée. J'ai constaté ailleurs l'importance des fonctions du haouti^ ; des princes en ont été investis à l'époque des Ramessides, et notre papyrus, qui est d'une très belle écriture, date précisément de cette époque. Notre héros appartenait probablement à la famille royale; car, d'après une mention du texte, il était en relation de parenté avec la régente 8 J , hon-t.
Ce prince raconte les aventures qui lui sont arrivées dans un jardin magnifique, où il avait été entraîné par une de ces messagères d'amour dont les imitatrices infestent encore aujourd'hui les grandes villes modernes. La description de ce lieu de délices rappelle celle des Bateaux desjleurs, lieux consacrés en Chine aux ébats des* riches débauchés. De même qu'au Céleste Empire, les courtisanes égyptiennes se donnaient entre elles le nom de sœurs.
L'existence de ce genre de provocation dès les temps pharaoniques pouvait être supposée. Elle est démontrée aujourd'hui, soit par notre petit roman, soit par les recommandations que fait à ce propos le Livre des Maximes du scribe Ani, dont j'ai entrepris la traduction littérale analytique*. Les mômes abus étaient connus chez les Hébreux,