Il est figuré en demi-grandeur, pi. IV, n
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des variétés assez limpides et assey: homogènes sur de grandes surfao-s pour (|u'il ait été possible d'y tailler des laines telles (lue celles de Volgu et los g^^^^^i^des lames de Solutré'. C'est ce qui parait peu vraiseml^lable, mais non absolument impossible, la (|UCstion n'avitnt jaimais fait Vobjet d'v\ne étude attentive.
Le seul gisement bien not<>ifoii:iont connu qui contienne à coup sûr des blocs de dimonsîon suffisante et de qualité convenable, est celui qui a fourni les nuclei de Pressignyle-Grand, dans le département d'Indre-et-Loire. Tout le monde connaît ces magnifiques nod^nles, tout prèçatê?» ^^^ l'enlevage des lames, auxquels on a donné daus\e^^%\fe nom vulgaire de //c/w rfr feew/-,-^. :M;^ le docteur Lé veille en a trouvé dont la longueur n'éti^it pas moindre de 59 centimètres. Le silex de Pressigny fou mit des variétés de nuances aussi blondes et aussi transpax^on tes que celui des lames de Volgu, et présentant les mc^ix^^^ taches noires disséminées dans la pâte. Les produits do oe silex se sont d'ailleurs ré^ndus dans un vaste rayon ; on les a signalés à Pontlevov, à Pans, dans les stations do S.^ône-et-Loîre, et surtout; Chassey .
Le Grand-Pressigny a étti oon«îîHA,.A ^ • , .
,. ji * i.- ^'-■«^ïsiaere depuis lonetem»^
comme un hou d'exportation «j^^ jj t\ loupm^
blocs de silex préparés pour r<^olutenient II n- rT' . être pas chercher ailleurs l'oriî>.ij^„ r^" faut peut -
trouvés à Volgu,. Neuzy. à GU^^^^^^^^^^^ ^' des outils près d'Autun, et dont la mutiôr^o ';'/.^*^"«>è;es> sur Ja Saôno , gisements locaux. C'est une ^ ^^^*JP» «-^'ï-e fournie par d^:^ d'ailleurs laisser sans solution 13,^--*^ ^'"® °**"^ P""™* ^ savoir qu'il n'a pas été nécessairo Vl*^^^^*^ ** ^**"^ ^"^* * *^ au Danemark, qui est la terre cl^s^i^ «demander cette matiéc-^
armes de pierre, ni à aucun autro" i?*^^ ^^^^^^ ®' grand^s^ç.
Voyons maintenant si le travail """^^ étranger, de nos lames nous oblige à son ^^^^*^^®Ptionnellementbei* -^ du dehors. ^r à supposer un appo^^r-t
A VOLGU, PRÈS DIGOIN 423
A ce propos, il y a lieu tout d'abord de faire observer qu'on ne connaît aucun produit de la taille du silex plus semblable de forme et de façon aux lames de Volgu que les pointes de lances de Solutré. La ressemblance serait bien plus frappante encore si cette célèbre station nous avait fourni des pièces ayant conservé leur couleur et leur transparence naturelle, et non pas entièrement transformées en cacholon, c'est-à-dire blanches, opaques, à arêtes et à pointes très adoucies. Mais, en examinant la plupart de ces silex, on reconnaît aisément qu'ils ont été travaillés avec une exquise habileté'. M. Arcelin s'explique de la manière suivante la confection d'une lame mince de Solutré : « La » surface à Jaçonnev, dit-il, devait êti-e placée sur tranclie » de façon à s'appuyer sur un support résistant et fixe. )) Les coups étaient portés sur la tranche supérieure et » dans le plan même de l'objet, ce gui en détachait de » minces éclats traversant toute la surface et la dédoublant » en quelque sorte*. »
Cette description s'applique aussi exactement au travail des lames de Volgu qu'à celles de Solutré. Pour faciliter la comparaison, j'ai fait reproduire sur la planche III, en A, la photographie d'une petite tote de lance de Solutré provenant d'une fouille récente'. Mlle est en forme de losange, de très faible épaisseur, très aiguë des deux bouts, admirablement taillée, et retravaillée tout autour.
1. M. Tabbé Duorost émet lopinion qu'à notre époque, et malgré le perfectionnement de l'outillage, on n'aiTÎverait que difficilement à des résultats aussi prodigieux (Études sur la station de Solutrùy p. 20).
2. Études d'Arc/tèolofjic prchistoriffue : La station do Vàge du renne de Solutré^ p. 10, note 2.
3. J'en ai trouvé dans mes propres fouilles à Solutré une absolument semblable, à cela près qu'elle est un peu moins entière.
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Sous le rapport de la forme comme sous celui du travail, cette petite arme de Solutré est identique aux lames de Volgu. Il en existe de bien plus grandes à Solutré, mais elles semblent généralement être de travail moins bien fini. En 1868, M. Arcelin déclarait que la plus longue qu'il eût recueillie mesure 0'^Î45 de longueur, ce qui est beaucoup, dit ce savant, vu la mauvaise qualité du silex mâconnais\ Mais on voit dans Touvrage collectif du même M. Arcelin et de M. de Ferry, publié en 1870, la figuration de têtes de lance de Solutré ayant 0"*185". L'une d'elles, qui est brisée à l'une de ses extrémités, dépassait certainement vingt centimètres lorsqu'elle était entière*. Enfin, M. l'abbé Ducrost, dont les fouilles sont postérieures, a recueilli à Solutré une moitié de lance qui^ dans son intégrité, devait mesurer 30 centimètres*. Nous voici tout près des dimensions des plus longues lames de Volgu.
Mais dans toutes ces lames le silex a perdu son aspect naturel ; elles sont blanches et entièrement opaques ; on trouve cependant quelques éclats de nuances diverses, mais tous ont perdu leur transparence, ce qui est le cas en général de tous les silex qui sont restés pendant un certain temps exposés à l'air. J'ai pu faire nombre de fois des observations sur ce fait, en particulier lors de mes recherches au camp de Chassey. Les silex trouvés à la surface du terrain sont toujours patines de blanc, rarement nuancés en jaune, en rouge, veinés ou tachetés, et tous ont perdu leur transparence. Lorsque la pioche ou la charrue en ramène au jour des éclats ayant cette apparence, on peut tenir pour certain qu'ils avaient été exhumés antérieurement, puis réenfouis après avoir séjourné à la surface. Ce fait ne pouvait manquer de se produire bien souvent par le seul