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primée à Venise, dans l'impriaaei-ie ^''"^oienae ,Jq^ <i^ a^ "^^X
BiBL. Éavpt.,
114 ^OTE SUR LA MOMlË
cals, dont la mission est d'ouvrir les voies de Toccident et de l'orient, sont couchés à ses pieds.
Sous cette scène sont placés les quatre génies funéraires, fils d'Horus, qui symbolisent la conservation des viscères intérieurs du défunt^ de même que la momie en conserve les os, les chairs et les parties externes.
La ligne verticale d'hiéroglyphes est le souten-ti-haiap, ou offrande royale à Osiris, dieu grand.
Un deuxième rayon supporte le coffre funéraire et son couvercle.
Je décrirai successivement ces deux parties des monuments.
§ 1 . Le corps, le nom et le titre du défunt.
Du corps momifié la tête est seule visible; elle semble dénoter un homme qui n'avait pas encore atteint les limites de la vieillesse. ^^
Ce personnage a exercé la fonction de f=^ "^-^ K , Her-
Sedjef, à (1 , pa-Amon, domus Ammonis, JJiospolis,
c'est-à-dire à Thèbes. La momie doit provenir de la nécropole de cette célèbre capitale de l'Egypte.
Aucune légende, aucun groupe caractéristique ne permettent d'apprécier la (!;ite du monument.
On peut seulement conclure de la sobriété de l'ornementation, de l'absence des variantes orthographiques propres aux basses époques, et de la simplicité des formules de prières, que le personnage vivait à une époque antérieure aux Ptolémées. Je pose comme limite inférieure le quatrième siècle avant notre ère.
Le titre de Her-Sedjef, qui désigne la fonction du défunt, signifie le supérieur du Sedjef. Je ne l'ai pas encore rencontré ailleurs. Ce titre nouveau est une des particularités les plus intéressantes de la momie de Venise.
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idée de coupure, sépar-ation, tros^^ . * i»^ i#^^** ,. celte définition apprend pou ôe oW* > ^^%\ *^ » o**^^ de l'emploi exercé par le défunt", «"«(«-/J^ 41»* W* de le nommer »»/)<!/-ie«/- rfji trancW" .è \, (^'^^\^\ faisant remarquer qu'il ne s'agit -ça» iCTrf *> aW*»* M oHice en rapport avec lo glalvo de V* i(?'^^'p <:^ -t^* y plus probable que le d<jfunt prêBidvùl » ^. f» v- Vut-S»!
nature fort bénigne, telles, psir exonvV^'\ ^ /^* P des morceaux de choix i-ésfîi-vés pour \^ ; <V-, temples. Ce point de «iouto pourra s'èc\* \^ . f 6 4' verte de quelque texte nouis montrati*' 4^*
l'œuvre. ^s»-** Cl^l® '
L'Egypte n'avait pas <3.g oostes a la ^ J *-i/4p
cependant l'hérédité des p>i-Oï>riêtés, ^^^ ^C^l^^ charges et offices, était jzïr-ofondéinent el^» -iVS.
mœurs et dans la constitution p>olitique dtl f * ■/ fait le plus méritoire dont les p»haraons se ïlS36 lorsqu'ils énuméraient leur-s titres à la r-^,;»^-^ leurs sujets, était d'aryor'r- m.cLtntenti ^es^yg. ^^iil
leurspéres. "^fg^* /
Maisleflls d'un scribe ne fïouvsiit dev^j^ . l€
des études réglementaires, des examens ^ <f ^ titre régulier; aucun emploi public n'^, f l'^^ihr^ individus dépourvus de co titre. Conso,,„^''< t '^f^jT^ ^ héréditaires étaient primés et doinin<Ssp,^1j,j^'«Co^^*jr, reuses do capacité. Le fils Q"» ■'"'"' '»!,„ *e« *<^, /*<3 n'était nullement rivé à. l'emploi pator^jj^Cg ''eig.^ -'çj^ à l'avancement et cumuler les P'"*^îf ' ^" (*/„''' ^ •« ^-s- ,, gence et la capacité étaient, dans J .ane,e„ '>o/,r"«' x-^*'-- chez les nations civilisées do ""^ ""•% „° %°' » naturel aux honneurs et à 1» fortune ''c«e'^''Si
La fonction de HerSet/jtl/ûtait vmig^ **>
modeste : l'Égyptien, dont le Jiasi.rd a^^ 7''i«t, transporté le corps au milieu des laguaea ae^*n<;i^
succédé, dans la ligne paternelle, à trois générations de Her-Sedjef, et à deux dans la ligne maternelle.
Ces explications données, je fais connaître ici la légende complète de ce personnage, telle qu'elle est inscrite sur le couvercle de son coffre funéraire :
Le Supérieur du tranchement de Diospolis Nemenkhet, fils du Supérieur du tranchement de Diospolis Pefasu, fils du Supérieur du tranchement de Diospolis Hor, fils du Supérieur du tranchement de Diospolis DjetHor. Sa mère était l'auguste dame Tat-amen-ousorha, fille du Supérieur du tranchement de Diospolis Djet-Hor, fils du Supérieur du tranchement de Diospolis Amen-Hor.
D'après les renseignements qui m'ont été donnés à Saint- Lazare, la momie de Nemenkhet a été déroulée; on n'y a trouvé ni papyrus, ni amulettes. Cette pauvreté de garnitures est moins une preuve de la position modeste occupée par le défunt qu'un indice de la coupable négligence des prêtres momificiiteurs. Les explorateurs des sépultures égyptiennes ont maintes fois constaté des signes non douteux de cette parcimonie que les familles ignoraient, et que souvent elles payaient au prix de l'abondance; on a trouvé, par exemple, des femmes placées dans des coffres préparés pour les hommes. J'ai vu moi-même des papyrus funéraires, passeports sacrés pour les régions éternelles, écrits en partie pour un défunt et terminés pour un autre.
Après la mort, le corps était délivré aux momificateurs, qui le conservaient pendant soixante-dix jours, et le rendaient à la famille, clos dans sa boîte funèbre pour la cérémonie de rinhumatîon. Descendue dans Thypogée, la boîte elle-même devenait à jamais invisible dans son caveau scellé ou dans un sarcophage de pierre. La momie ne devait pas être troublée dans son repos; aucun œil ne devait profaner le mystère de la mort; la conservation du corps était liée,
divers corps d'état, administrés par des fonctionnaires de tout grade hiérarchique, avec des scribes spéciaux. Cette population était assez remuante et indisciplinée; aussi, une force de police était chargée de la surveillance du quartier funéraire; des inspections y étaient faites sous la direction des magistrats de la ville et du nome.
Les textes originaux qui parlent de la préparation des morts mentionnent seulement les purifications dont les corps étaient l'objet, les parfums, les essences dont on les embaumait, les étoffes pures dont on les enveloppait, les figurines et objets symboliques qu'on y joignait, les scènes dont on ornait leurs cercueils, et les prières que le prêtre récitait pour eux. Mais ils sont absolument muets sur tout ce qui touche à l'ouverture du cadavre, à l'extraction des viscères abdominaux et de la cervelle * ; l'horreur que ressentaient les Egyptiens de Tépoque ptolémaïque pour ces opérations anatomiques n'était pas moindre aux temps anciens. C'est pour ce motif que nous ignorons encore le nom égyptien des funèbres opérateurs. Les textes ne le mentionnent jamais; ils ne nous font connaître que ceux qui revêtaient le corps de ses bandelettes et de ses couvertures, lesquelles ont toutes un sens symbolique et une vertu spéciale, lorsqu'elles sont arrangées selon la règle. Mais le nom de ces opérateurs, qui étaient de la classe des prêtres, est écrit au moyen du signe de l'instrument dont ils se servaient, et dont la valeur phonétique n'est pas connue avec certitude. C'est un des mots égyptiens que l'on reconnaît avec facilité, mais qu'on ne réussit pas encore à représenter par le son*.
Le corps momifié de Nemenkhet est couvert d'une résille
1 . Hérodote, II, lxxxv-xc, et Diodore donnent le détail de ces opérations.
2. Le groupe si fréquent, qui représente Tidée pa//5, nation, est aussi dans oe cas.
vercle pour faire place à la figure et au ventre du défunt. Cette mutilation de la déesse du ciel, symbole de Tespace infini dans lequel le défunt va faire les évolutions de sa vie nouvelle, est une preuve de l'imprévoyante négligence des momificateurs.
A côté du tat sont représentés d'autres emblèmes, et notamment celui de Toccident et celui de l'orient, qui rappellent la course diurne du soleil, à laquelle le défunt va être désormais éternellement associé.
Les légendes hiéroglyphiques peintes à l'extérieur du couvercle disent simplement que le royal don d'oflfrandes « a été fait à divers dieux, en faveur de l'Osiris (le défunt), » pour que ces dieux lui accordent tous les aliments exquis, )) toutes les choses bonnes et pures, toutes les choses bonnes » et douces ».
C'est dans ces légendes que sont intercalés les titres et la généalogie du défunt, que j'ai fait connaître dans le premier paragraphe de cette note.
La signification emblématique des diverses parties d'une sépulture égyptienne roule sur le dogme de la résurrection ; amulettes, figures divines, scènes mythologiques, disposition des enveloppes, sens mystique des légendes, tout se réfère à cette forte espérance de nouvelle vie, qui fait le fonds des doctrines sacrées. Non seulement la seconde vie, qui couronne la mort des justes, mais encore la seconde mort\ sort terrible des coupables, sont liées à une rénovation de l'existence après la mort ; l'une et l'autre ne doivent pas finir. Mais la vie des élus n'est pas la jouissance tranquille d'un bonheur paradisiaque ; c'est une vie réelle, matérielle, comprenant l'accomplissement de tous les actes de la vie corporelle, et la faculté de se transporter instantanément sur tous les points de l'espace, en prenant toutes
1 • V Apocalypse de saint Jean se sert de la môme expression que le Rituel égyptien.
Le Rituel funéraire, qu'on nomme aussi le Liore des Morts, est une collection d'hymnes, de prières et de compositions mystiques, dont la récitation avait pour effet de faciliter pour les morts cette importante évolution de la résurrection, aussi nommée la sortie à Vinstar du jour, en égyptien le Per-em-hrou,
La mort a fait cesser la vie; par la momification, les membres déjà rigides ont été serrés, liés et clos, comme pour ajouter encore à l'impossibilité du mouvement, à l'extinction de toute sensibilité. C'est le Per-em-hrou qui va faire tomber ces liens et ranimer le corps. Telle est la signification des cérémonies funéraires. Pour en assurer l'heureux succès, tout devait être prodigué : amulettes, légendes, symboles, hymnes et prières. L'objet le plus important était le rouleau contenant le Liore des Morts, qui, à lui seul, assurait la sortie lumineuse. Ce livre, dont l'origine se perd dans la nuit profonde qui couvre les origines de la civilisation égyptienne, se compose de plusieurs chapitres distincts, ne formant pas un corps inséparable. Un seul chapitre pouvait suffire; mais la piété de certaines familles avait plus de confiance dans le grand nombre des textes mystiques. Le rituel le plus considérable qui nous soit connu ne compte pas moins de cent soixante-cinq chapitres ; mais d'autres rituels contiennent des chapitres autres que ceuxlà. Le nombre de ces compositions s'élevait à plus de deux cents, parmi lesquelles on pouvait choisir. Dans ce grand nombre de textes mystérieux, dont la plupart datent des plus anciennes époques, la pureté de la rédaction originale s'était souvent altérée. Des erreurs grossières s'y étaient introduites, par le fait de l'inadvertance des scribes et surtout par d'inexactes transcriptions des rituels hiératiques en hiéroglyphes. Ces erreurs, consacrées par l'usage, se sont incorporées dans les textes ; on les a respectées, et l'on a ainsi accepté des lectures complètement inintelligibles, même pour ceux qui les employaient. Dans ce cas, il arrive
è vide, on a introduit cetto courte prière du défunt : 'Osiris Nemenkhet dit : O Tum, donne-moi les souffles èlicieux qui sont dans tes narines. »
§ 3. Sur la rrzomijication.
-es textes égyptiens ne montionnent jamais les opérais anatomiques de la préparation des corps; c'est aux eurs classiques qu'il faut demander des renseignements
la méthode employée poiar l'embaumement, férodote, liv. II, chap. lxxxv àxc, donne à ce sujet des Iications assez détaillées. A^oici les procédés des embaunents les plus précieux :
Les embaumeurs travaillent chez eux. Ils commencent ir tirer la cervelle par les narines, en partie avec un rrement recourbé, et en partie par le moyen des drogues i'ils introduisent dans la tête; ils font ensuite une inci- Dn dans le flanc avec une pierre d'Ethiopie tranchante'. 3 tirent les intestins par cette ouverture, les nettoient
les passent au vin de palmier; ils les passent encore ms des aromates broyés. Ensuite, ils remplissent le între de myrrhe pure broyée, de cannelle et d'autres irfums, l'encens excepté; puis ils le recousent; lorsque 5la est fini, ils salent le corps en le couvrant de natrum 3nàant soixante-dix jours; il n'est pas permis de le lisser séjourner plus long-temps dans le sel. Ces soixanteix jours écoulés, ils lavent le corps et l'enveloppent ntièrement de bandas de toile de coton enduites de ommi, dont les Égyptiens se servent ordinairement iommc de colle. Les parents retirent le corps; ils font
. Les musées de l'Europe possèdent plusieurs de ces couteaux de X ayant servi à la momification. La cîpconcision chez les Israélites pratiquait avec un instrument de môme matière et non avec le ital*
quelque intérêt, et justifier quelques-unes de mes interprétations.
Des notes assez nombreuses accompagneront ma traduction, et
tiendront lieu du commentaire perpétuel que le sujet ne ma pas
paru rendre nécessaire.
Je rappelle ici que je représente en lettres copies la valeur phonétique des groupes égyptiens. Les mots appartenant à la langue copte seront toujours désignés comme tels; par conséquent, aucune confusion n'est possible.