AVEU
Je le l'avoue ingénument, Je ne me connois plus, moi-même je m'ignore: Belle Iris, sans pour loi changer do seniimcnl,
Je ne l'aime plus, je l'adore.
iO POÉSIES
ÉPIGRAMME*
Ce ii'csl ma foi point raillerie, Je ne dors non plus qn'iin liiliii, Mon amoureuse rêverie Dure du soir jusqu'au malin.
L'objet dont mon âme est blessée Occupe loujours ma pensée, El je dis du malin au soir :
Hélas, quand pourrai je vous voir!
AUTRE
Jeune Iris, je vous aime, Mais aimez-moi de même.
Pourquoi tant de lieilé Avec tant de beauîé?
Cessez d'être cruelle :
Secondez mon désir Mourons d'amour, ma belle, Nous mourions de plaisir.
DE HAUCROIX. 1 I
Ain*.
Ma jeune bergère, Diles-nioi pouiiiiioi Voire cœur n'cit i)liis à moil' Est-ce ainsi, légère, Qu'on mamiue de foi?
Je suis un peu fière, Et liais les amours Quand ils sont de si long cours Constante ou légère, On m'aime toujours.
Ma belle bergère Je liais à changer ; Mais on a beau m'cugagcr, Quand on est légère Je deviens léger.