‹ Œuvres diverses; publiéesChapitre 124 sur 204 · A U> AMI QUI VOULOIT E>'GAGEK L AUTEL'H A SE MARIER · texte numérisé non relu

A U> AMI QUI VOULOIT E>'GAGEK L AUTEL'H A SE MARIER

Ami, Je vois beaucoup de bien Dans le parli qu'on me propose; Mais loiUefois ne pressons rien.

Prendre femme est élrange chose ; il j faut penser u)ùremeut.

Sages gens en qui je me fie M'ont dit que c'est fait prudemment One d'y songer toute sa vie *.

1 Cette pièce, la plus connue de toutes celles qui ont échappé à Maucroix, se trouve imprimée avec son nom dans le recueil de Poésies choisies (l(>GO, in-12, t. i, p. 4); — dans le traité de la Versification française de Richelet (1071, in-12, p. 51!; — dans les Annales poétiques (t. xxxiv, p. 50); — dans l'Encyclopédie poétique, in-8o, t. X, p. 33, et dans une foule d'autres recueils.

sin; LA MORT nu marquis or î.E>;o>'cornT,

Finncé h Mademoiselle de Joyeuse et tué ihuis la tranchée do Ttiionville.

Chacun plaint d'Alcidon la triste destinée! Si près de voir l'hymen allumer son flambeau, La morl le précipite cii la niiil du tombeau, Kl de SCS heureux jours la course est terminée.

Quand on pense à l'îclal dont brillent vos beaux yeux

Phllis, avec raison on croiî (|iie sons les cietix

Mortel ne lit jamais une perte pareille.

Le bruit de son malhciu" est partout répandu,

Mais qui ne vous a vue, adorable merveille.

Ne .sanroit croiri' eiicor condiicn il a perdu.

4b POESIES

SONNET*

SUR LA MORT DE M. DE LÉXONXODRT, ACCORDE AVPX MADEMOISELLE DE JOYEUSE '.

Mortel eut-il jamais plus triste desiinée, Si près (Vêlre éclairé «Ui nuptial flambeau, Alcidon voit ses yeux couverts d'un noir Itandt'au, P^t de ses jours heureux la course est terminée. .

Oui c'est aux champs de Mars que toute ftme bien née Sur des monceaux de morts doit bâtir un tombeau : On le plaint, toutefois, dans un trépas si beau D'avoir perdu le jour avant son hymenée.

Après le haut renom qu'ont acquis vos beaux yenx, Diane, avec raison on croit que sous lescieux Amant ne fit jamais une perle pareille.

I,e bruit de son mallieur est partout épandu : Mais qui ne vous a vue, adorable merveille, Ne sauroit croire encor combien il a perdu î

1 Variante des manuscrits Conrart (t. xxii, p. 190).

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STANCES

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