SUR LE MARIAGE* DE MADAME DE CHAUNE-VILLEROY
Ma foi, c'est bien injustement Qu'on blâme une duchesse illustre D'avoir quitté pour son amant Le tabouret et le balustre.
Quoi que l'on en dise à la cour, Et quoi que l'on en détermine, Je tiens que fourrure d'amour Vaut mieux que fourrure d'hermine.
L'honneur n'est rien qu'un peu de veut. Je ne sais point dame si fière Qui pour le plaisir du devant ^'e quitte l'honneur du derrière.
I Françoise de Neuville, mariée avec Juste-Louis, conito «11- Tournon, puis à Henri-Louis d'Albert, dit d'AiUy, liuu de Chaune, et en troisième noces à J. Vignier, marquis de Hauterive. Le lendemain des noces elle eflaça elle-même .SCS armes de duchesse; elle étoit (ille de feu le maréclia! duc de Villeroy, qui est mort en 1683.
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XXXVÎII BOUQUET*.
Que le ciel béniroil mes peines, Et qu'heureux me seroit ce jour, Si je pouvois, pour mesélrennes, Vous donner tant soit peu d'amour !
ÉPIGRAMME*
Domine nez, nez à l'antique, Parent de Scipion Nasique, Tes enfants sont jolis, ma foi!
L'un est fou comme son grand-père, L'autre est bête comme sa mère, El tous deux ladres comme toi.
ÉPIGRAMftîE*.
Il est mort, le pauvre C...
Qui pour amasser des louis S'épargn? jusqu'au nécessaire.
Le pauvre homme repose e:i paix.
Son fils ne le vaudra jamais :
C'est un bourreau de luminaire.
MADRIGAL *
Aller au séminaire, C'est aller en enfer; On y voit un Cerbère, Un homme tout de fer.
Nommé porc Giflot, Ou seigneur Astarol.
DE MAUcnoix. 255