CCIV MAL'CROIX
puis longtemps, les bâtiments du séminaire, réunis à ceux du collège des Bons- Enfants, raenaçoicnt ruine, et le nombre des sujets que rétablissement fournissoit annuellement étoit insuffisant aux besoins du diocèse. Charles- iMaurice obtint des lettres patentes pour l'érection et fondation d'une nouvelle maison; mais comme, outre sa cotisation personnelle, il falloil des fonds, le prélat imagina d'éteindre les titres des bénéfices simples de son diocèse, et d'unir leurs revenus à ceux de son nouveau séminaire. 11 y eut, par arrèl du parlement, enquête de coinmodo et incommodo. Les lettres patentes prononçant l'union sont du 4 septembre 1679.
Il y eut, comme on pense bien, des murmures et des réclamations, et j'ai bien l'opinion que le dernier procès de Maucroix n'avoit d'autre objet que ses résistances à l'union pure et simple de son prieuré. Voici ce qu'il nous apprend dans ses Mémoires : « Le 20 mars (1684), je passai procuration par devant Daillier, notaire à Reims, pour l'union de mon prieuré de Cressy au séminaire de Reims, à condiUon de jouir des fruits, ma vie durant. Le 24 juin, je fus assigné par-devant iMgr l'archevêque de Reims, à la requête de M. J. Gallon, intendant dudit séminaire, pour donner mon consentement à ladite union; ce que je fis. » Celte solution, en le mettant désormais à l'abri des procès, lui enleva les ennuis de la propriété, toujours grands pour un homme comme Maucroix.
L'amitié qui n'avoit cessé d'exister entre Mau-