ACTE II, SCfeWE X. 3il
VALCOIIR.
Moi?
DIJBUI8901V.
Vous, mon cher Valcour.
Vous n'avez pas sujet....
DUBUISSOIV.
J'avancerai Targent qui vous est nécessaire.
Songez donc...
DUBIIISAON.
Je le veux.
VALCUUR.
De grâce....
DuanssoN.
Point d'afFairc.
Je vous rendrai service, ou nous nous brouillerons.
VALCOUR
Mon ami....
DUBUISSON
Choisissez.
VALCOUR
Eh bien.. . oui.... nous verrons.
DUBUISSOIV.
Non, il faut que demain vous touchiez votre somme ; Demain.
VALCOUR
Vous êtes bien le plus singulier homme !
DUBUISSON
Soit; mais vous céderez , ou nous sommes brouillés. I. 31
Ah! vous faites de moi tout ce que vous voulez !
DUBIIISSON.
Allons donc!
VALCOUR
Cependant il faudrait, ce me semble....
DUBUIîsSON.
Encor ?
TALCOUK.
' Qu'auparavant nous convinssions ensemble Du taux des intérêts, et du remboursement.
DUBUISSON
Oui, nous en parlerons.
VALCOUR
Un tel arrangement....
DUBUISSON
Ah ! j'en sais bien un , moi , que nous pourrionsconclure. Alors , outre les fonds qu'ici je vous assure , J'aurais à vous compter cinquante mille écus.
VALCOUR
Comment ?
DUBUISSON
Ma fille et vous ne me quitteriez plus.
VALCOUR
Monsieur, permettez-moi de ne pas vous comprendre.
Hë pourquoi ? cet hymen....
VALCOUR
Je n'y saurais prétendre.
Je ne vous parle pas du peu de bien que j'ai ;
ACIE II, SCÊMK XI. 3i.1
Mais quand le rœiir (l*Agallie est ailleurH fiigagé. Je pourrais, abusant de ramitié d\in père, Ck>nsontir an nialluMir d*nne fille si clièn* ! Non , non , n'en parlons plus, c'est un point arrêté.
DtiBIJfSSO!!, à p*rt.
On n*a pas plus d'honneur et plus de loyauté!
(Haut.)
Soit, je n*insiste pas; mais le temps, je Tespèn»,
Aux désirs d'un ami vous rendra moins contraire.
( A Saint-CUir, qui entre. )
Saint-Clair VOUS cherche; adieu, Valcour. Et toi, mon fils. Tâche de profiter de ses sages avis.
r II tort. )