‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 197 sur 363 · AGATHE, JUSTINE · texte numérisé non relu

AGATHE, JUSTINE

AOATHK , lenaat le« Uttrtt de Bclval.

Qu*ai-jc lu!... se peut-il!... après tant de seimeots , Trahir ma (confiance et nos engagements ! Sa main a pu tracer.... quoi ! Belvall...

JUSTINE

Ah! Tinf^ne!

Saurais de lui, je crois, répondu sur mon âme.

Elmire!... il la préfère, il lui donne sa foi! Hélas! peut-elle donc Taimer autant que moi?

lUSTIZCE.

Croyez à Tapparence, et jugez sur In mine!... Les hommes y voyez- vous , sont des monstres.

AGATHE

Justine, S*il se justifiait?

JUSTINE

Allons, songez-y mieux.

Ses lettres pour Ëlmirc enfin sont sous vos yeux. Et vous doutez encore ?

AGATHE

Hélas! plus dVspérancc!

JUSTINE

Mais qui vous a remis cette correspondance?

AGATHE

C'est mon père. Un ami qui veut être inconnu, La lui vient d'envoyer. Lui, déjà prévenu....

JUSTINE

Cet ami, quel qu'il soit, est pour vous plein de zèle.

AGATHE

De mon hymen prochain il a su la nouvelle, Ecrit- il , et, touché du malheur où je cours. D'une utile lumière il m'offre le secours.

JUSTINE

Eh mais.... cet inconnu.... cet intérêt extrême.... Oui, je le parierais.... c'est Elmire elle-même.

AGATHE

Elmire ! Dans quel but ?

JUSTINE

Pour rompre un nœud fatal , Pour éloigner de vous, pour garder son Bel val. Seule elle a pu livrer ces gages de tendreese. Et son dépit jaloux à Monsieur les adresse. J'en suis sûre à présent.

AGATHE

Tout espoir m'est ravi !

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