ACTE V, SCKNK I
Ajoutant i\\w lui-in^inc il viendra r<> matin
Me découvrir Tauteur.... < )ui , rien n'est plus certain....
Tout sVxplique.... Voyons, que sais-tu davantage?
Poursuis.
Relvat jnluux de vengrr cet outrage, Heprochant «î Saint-Clair sa lâche trahison , De ce funeste écrit a demandé i*aison.
uUBinssoN.
Il ne mérite pas les craintes qu'il me coùlr, î/ingralî... Dis-moi, Valcour était présent?
JIJ.STINE.
Sans doute.
DliBI ISSON.
Qu'a-t-il fait? parle donc, et ne me cache rien. Dis.
Quoique de Valcour je penst* peu de hien , En cette occasion je dois ^tre sincère : Il offrait de se battre ou d'arranger Taffaire.
1X1 BUISSON
Je le reconnais l«î.
JIT.STINE.
Mais Saint-Clair a d'ahord Comme une lâcheté repoussé tout accord.
DUBUiSSON.
Eh quoi ! pour soutenir une telle infamie. Le malheureux encor court exposer sa vie!
JUSTINE
Hé ! monsieur, si je puis m'exprimer librement , C'est votre faute aussi.
DUBUISSON
C'est ma faute? Comment?
Parle.
JUSTINE
Oui, vous méritez les chagrins qu'il vous cause C'est vous dont l'imprudence à ce péril l'expose. Vous souffrez qu'à vos yeux Valcour et ses pareils Corrompent votre fils par leurs mauvais conseils: Par eux, n'en doutez pas, sa jeunesse est séduite. Au lieu de surveiller ses mœurs et sa conduite , Vous êtes le premier à flatter ses travers ! Eh ! qu'importe, monsieur, qu'il compose des vers? Parmi les beaux esprits qu'importe qu'on le nomme? Il fallait avant tout en faire un honnête homme : Mieux vaut moins de jargon et plus de probité.
DUBUISSON
Insolente!
JUSTINE
Monsieur, je dis la vérité.
Moi, je te le défends.
JUSTINE
Votre intérêt l'emporte.
DUBUISSON
Si tu dis un seul mot , je te mets à la porte.
JUSTINE
Puisque vous vous fâchez , je me tais.
ACT£ V, SCÊMB II 383
DirBDIftAON.
Tu fais bien.
Valcour est-il sorti ?
JUHTllfE.
Ma foi , je n en sais rien ; l/inlërêl <|uc j*y prrnds....
DUBUiSSON.
Trêve d'impertinence, Allez voir.
JUSTINE
Justement, le voici qui s'avance.
( DubuÏMOD fait «igné à Juttiii^ de lortir. )