ACTE II, SCtlIE VIII
t.r DADmifl.
Non , noa; il n*est pas encor temps.
Mon cœur est occupe d« soins plus importants.
CLISSOK.
Votre perte....
LF DAUMItlIV.
Ia» ciel me doit être prospère , Clisson ; je viens ici pour embrasser mon porc.
Prince....
CRAON
Il vous croit rebelle à Tbonneur, au devoir; Il croit....
l.E DAUPilli'V.
Cest pour cela que je prétends le voir. Oui , de mes ennemis Tinsidieuse adresse £n me calomniant m*a ravi sa tendresse; Il accuse mon cœur, il doute de ma foi ... ÏAi fardeau de sa haine est trop pesant pour moi. Supporter tant de maux nVst plus en ma puissance. Je veux le voir, je veux prouver mon innocence. Qu^importent mes périls, s'il sait la vérité , S^il croit à mon amour, à ma fidélité? Ah ! faites st^ulcment qu'à ses pieds je parvienne : Son âme est généreuse, elle entendra la mienne; Il suffira d'un mot pour dessiller ses yeux. Libre aloi*s du tourment qurm'eDtniue en ces lieux. Je pars ; je puis du sort déBer la colère. Si j'emporte avec moi Tamitié de mon père.
CRA.ON
Les agents d'Isabelle observent ce séjour ,
Et peut-être déjà l'on sait votre retour.
Cher prince, à tous les yeux songez à vous soustraire,
Je crains....
LE DAUPHIN
C'est trop tarder ; menez-moi vers mon père.
Mais....
LE DAUPHIN
Jusqu'en ce palais le ciel guida mes pas : Sans avoir vu le roi, je n'en sortirai pas.
CLISSON
Ah ! cédez à ses vœux : c'est le plus sûr peut-être.
CRAON
Vous le voulez ? Eh bien , allons voir si mon maître... O ciel '....quel bruit!... envient.... vous êtes découvert!
CLISSON
Des soldats !
CRAON
Nul refuge à vos pas n'est ouvert.
LE HAUPHIN.
Ils ne me saisiront qu'en m'arrachant la vie.
CLISSON
Ah! de vos ennemis c'est la plus chère envie. Arrêtez !
LE DAUPHIN
Laissez-moi.
CLISSON
Supportez ce revers.