I.E ROI
Madame!...
i,\ Rkine.
C'en est Irop ; ahrëgez mon supplice ; Entre nous deux enfin que votre cœur choisisse.
l.¥. ROI.
Où suis-je ?
LA RCIIVIC.
Son aspect nnportune mes yeux; S'il ne sort à Tinstant j'abandonne ces lieux.
LR ROI.
Parlez donc!... [«"uyez tous !... Quel démon vous amène ^ N'entendrai-je jamais que les cris de la haine? Pourquoi me fatiguer de vos divisions? Étes-vous Armagnacs? Ëte<;-vous Bourguignons? Que voulez- vous? de qui demandez-vous la tôle? Venez-vous nrentraîner à quelque horrible fête, Et, feignant des respects sans cesse démentis. Attacher sur mon front la couleur des partis '
HENRI
Reine, qu'avez- vous fait!
Lk DAtfPHIN.
O mon père !
GLISSON.
O mon maître !
LE ROI
Des meurtres qu'on prépare, allez donc vous repaître! Les victimes déjà, les supplices sont prêts.... Les voilà!... Désessarts, Montagu, Desmarets.... Je ne signerai pas... Non, votre attente est vaine... Du sang? toujours du sang!... Allez trouver la reine!
LE DAUPHIN
Ah! mon père! Graon, n'est-il aucun secours?... Ses maux....
CRA.ON
Rien ne saurait en arrêter le cours :
Nos soins pour le calmer l'irriteraient encore.
HENRI
Quel horrible destin! ,
LE DAUPHIN
o mon Dieu, je t'implore!
CLISSON
Malheureux roi!
LE ROI
Comment? que dites-vous du roi?
CLISSON
Sire!...
LE ROI
Vous vous trompez... Non, non, ce n'est pas moi.
Lt DAUPHIN.
Reconnaissez un fîls! Sa douleur, ses alarmes....
LE ROI
Un fils?.. Oui. ..inesenfauts...ilsrépandaient des larmes;
ACTK IV, SCÈNK IV 4^
Je m en souviens. Ils sont mon unique tr<^sor : Je ne suis plus roi... non... mais je suis pirre rnrorî Ghersenrants\. Quels lambraux!.. ilsvouscouvrrntàprinr. Quoi! la misère ainsi près de moi vous ramènr?. . JVprouve xin sort pareil.... Nr suive/, point mes pas... Que voulez-vous? du pain? du pain!... je n*en ai pas!...
UE.NRI.
Ah! madame!