I.K ROI
11 me semblait parcourir ce palais.
J'arrive en cette chambre.... oui, je la reconnais.... CVtait ici.... j'avance !... ô rencontre imprévue! Soudain Charles, mon fils, se présente à ma vue.
LA REINE
Quoi ! votre fils?
LP. ROI
Lui-m^me. Eh bien , le croirez-vous.
Je sentis près de lui s'éteindre mon courroux. Il était h mes pieds qu'il baignait de ses larmes; Son aspect, ses discours avaient pour moi des charmes; Sans peine il triomphait de mes ressentiments; Je trouvais du plaisir à croire h ses semients. De mon amour pour lui je retrouvais la trace. Par degrés dans mon cœ::r il reprenait sa place; Enfin je le voyais fidèle, généreux :
Il était innocent, et moi j'étais heureux!
LA REircK.
Et c'est là le motif du trouble qui vous presse? Un vain songe !
Madame, il me poursuit sans eosse.
LA REINE
Laissons cette chimère. Un peuple au désespoir Attend....
LE ROI
Il était là ! je crois encor le voir ! Ses accents, ses regards me sont présents encore.
LA REINE
Quoi! la France aujourd'hui vainement vous implore! Et lorsque ses tourments par vous peuvent finir, Lorsqu'il faut assurer son bonheur à venir. Un songe vous captive ! Ah ! rentrez en vous-même ^ Sire, séchez les pleurs d'un peuple qui vous aime; Que lui seul désormais occupe votre esprit : Prouvez-lui votre amour en signant cet écrit.
LE ROI
Cet écrit?... quel est-il?
LA REINE
Signez, signez, vous dis-je.
Le peuple vous est cher, et son salut l'exige.
LE ROI
Comment ?
LA REINE
Oui , son bonheur ne dépend que de vous. Cet acte va le rendre à des destins plus doux ! Signez, accordez-lui le bienfait qu'il réclame.
Mon peuple !..son bonheur?.. oui, oui, dounez,madamc,
( Il signe. )