I.R DAIIPIIlIf
Il n'est plus!
CLISSON
O mon maître! 6 monarque chéri î
hK REI.NF.
Gardes, que dans ces murs on proclame Henri.
CMSSOIf , d^poMot «on épée aux pieds du Dauphin.
Charles-Sept , ô mon roi , recevez mon hommage.
LA REINE
Téméraire vieillard, sais-tu qu'un tel langage?....
CLLSSOW.
C*est celui d'un guerrier, d'un citoyen français Je suis SI vos destins attaché pour jamais. Sire. Mais par les ans ma valeur est trompée : Au défaut de mon hras acceptez mon épéc. Ce glaive, qu'en mourant du Guesclin m'a remis Porta toujours l'efiroi dans les rangs ennemis.
LE DAi;PIIl>.
Mon père!...
CLISSOX.
De vos pleurs je respecte la cause ; Mais songez aux devoirs que ce jour vous impose ,
Sire. Vous êtes roi, surmontez vos douleurs: La France attend de vous la fin de ses malheurs.
LE DAUPHIN
Clisson, il ne vit plus! Sa mémoire chérie...
CLISSON
Honorez sa mémoire en sauvant la patrie. Partons, sire, partons.
LA REINE
Vos vœux sont superflus ; Des remparts de Paris vous ne sortirez plus.
CLISSON
Ociel!
LA REINE
Je ne veux pas te craindre davantage, Traître; et tu vas ici demeurer en otage. Que dans la tour du Louvre on conduise leurs pas.
HENRI
Non, reine; ma promesse....
LA REINE
Obéissez, soldats.
De leur captivité je prends sur moi le blâme.
HENRI
Arrêtez!... c'en est trop! oubliez-vous, madame,
Quand votre haine ici prétend dicter la loi,
Qu'il n'est plus en ces lieux d'autre maître que moi.?
LA REINE
Quoi donc ! vous me trompiez ? je suis votre victime ? Fidèle envers lui seul...
Envers lui? je l'estime.