ACTE I, SCfcNK VIII
MADAME COIURD.
Alors, si ce n*cst pas l*amour (ftii vous cncluîne , Si rainbition sculo aujourd'hui vous entraîne. Monsieur de Courbe val vous offre son appui. Favorisez ses vœui, prononcez-vous pour lui. Des électeurs enfin donnez-lui le suffrage , Et votre avancement deviendra son ouvrage. Lui-même il me récrit.
MORANVlLLi:.
Fort bien ; j'y songerai.
MADAMK GOOAND.
Vous me promettez donc.
MORARVII.LK.
Peut-être.... je verrai.
M A DAM»: GODARD
Ah! vous ne m*aimez plus!
MORAXVILLE.
Eh ! si, je vous adore; Mais finissons.
MADAMF. GODARD.
Ingrat! si volr«î cœur....
MORAhVILLE.
Encore ?
Çà , madame Godard , tous ces grands sentiments Sont au moins déplacés en de pareils moments. Vous savez les devoirs que ma place m'impose. Je vous aime; il suffit, et parlons d'autre chos4v Que vous dit Courbeval ?
MADAME GODARD
J'ai son billet ici.
(A part.)
Ah ! j'empêcherai bien....
MORANVILLE.
Lisez donc.
MADAME GODARD
M'y voici.
C'est à la fin.
« Oui , madame , vous connaissez mes alliances , et le <f crédit de ma famille; et si M. ***....
Le nom est en blanc , par prudence.
« et si M. *** aide à ma nomination, comme il en a le « pouvoir, il peut être sûr que moi et les miens nous « mettrons notre bonheur à lui être utiles, et qu'avec « notre appui il est en passe d'aller à tout.
« N'épargnez ni soins ni dépenses pour servir mes <c intérêts, et croyez, etc.
« Signé DE COURBEVAL. »
MORANVILLE.
Je ne vous savais pas cette correspondance.
Ce billet est-il clair?
MORANVILLK.
En effet.
MADAME GODARD
Posez bien L'offre....