‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 305 sur 363 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

LkS PRFCéDENTS, MORANVILÎ.E.

MADAMK GODARD, à MormovUlr.

CVst vous?

MORANVIU.!:.

Je suis exact à remplir ma promesse.

MADAME GODARD, aax factrnn.

Allez, et tenez-vous dans la première pièce. ( A Monuiville. )

Eh bien, monsieur, quel est le succès de voa soins? Aurez-vous bien des voix ?

MORAN VILLE

Je Tespère du moins.

Un sous-pi'éfet habile exerce tant dVmpircî Ses désirs sont des lois, à lui plaire on aspin»;

Il pourrait d'un refus se venger quelque jour; Et tous ont intérêt à lui faire la cour.

MADAME GODARD

Oui , oui , tout ira bien , j'en suis persuadée.

MORAIVVILLE.

A propos, vous aviez une excellente idée. J'ai réfléchi depuis....

MADAME GODARD

J'ignore en vérité....

MORANVILLE.

Plantin que pour ce soir vous avez invité.

MADAME GODARD

Ah!

MORANVILLE.

Ce serait pour nous vraiment une conquête; Il a de l'influence.

MADAME GODARD

Eh bien, qui vous arrête ?

Cherchez à le gagner.

MORANVILLE.

c'est aussi mon projet : Je veux l'entretenir. II porte Duron net ; Mais, comme vous disiez, on peut fort bien s'entendre.

MADAME GODARD

Vous rapprocher du but où vous devez prétendre, Voilà le vrai motif de ma réunion.

MORANVILLE.

Ah ! combien je rends grâce à votre affection ! Seule de tant de soins une femme est capable. Et c'est lorsqu'à vos yeux je dois sembler coupable....

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