‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 336 sur 363 · ACTE 111, SCfeKB I. AI · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCfeKB I. AI

PIlllM.

Nonni-da.

Je nui» fort ctnpAcliê....

Bon! hier samedi tu vin» pour \e marché ?

pieaRK.

C* nVst point ça.

THOMAS

C'en en est trop ; parle donc , je te pne.

PIBRaK.

J' suis électeur.

THOMAS

Qui? toi?... Mais oui, la métairie Que ton oncle....

PIERRE

Ah ! r pauvre homme ctt mort en vrai chrétien

THOMAS

Elle est d*un grand rapport.

PIERRE

Ma foi, c*est du bon bien.

THOMAS

[ Ainsi tu viens voter?

PIERBfc.

Justement. C est dommage Qu'ça finisse aujourd'hui.

THOMAS

Pourquoi? quel avantage As-tu?....

PIERRE

D'être électeur ? diable ! queu bon métier ! J' voudrais ben qu'ça durât, ma ûne^ un mois entier.

THOMAS

Comment ?

PIERRE

Imagin'toi, Thomas, que dans cV auberge.

Depuis hier au soir, j'bois, j' mange et j* me goberge. Sans qu'i' m'en coûte rien.

THOMAS

Bon!

PIERRE. '" '

Et tout ça , Thomas , Parc' que j'suis électeur.

THOMAS

C'est commode.

(^ IlSJ ^IOifS ÎWERRE.

N'est-c' pas ?

Ah ! dame , un électeur !... Tu Tes aussi, je pense?

THOMAS

En effet. Mais, dis-moi, toute cette dépense. Qui doit donc se charger de la payer pour toi ?

Eh ! c'est monsieur Plantin , un brave homme , ma foi. r n' veut pas tant seul'ment que j' débourse une obole ; Même il m'a, pour venir, prêté sa carriole.

Page 1