SCÈNE m
Lu PRÉCÉDEWTS, LE BARON DE FORLANGE.
MADAME DU ROSBELLK.
Enfin vous voilà de retour.
( A madame Dorfruil . )
Bonjour, ma chère enfant. Agréez mon hommage. Madame.
MADAME DORFFUIL.
Quoi ! baron, arrivant de voyage.
Vous courez tout Paris ?
Li: BAROpr.
Sans regretter mes pas.
Hé ! c*est monsieur Henri ! je ne vous voyais pas. De vos talents partout on vante la puissance : Touchez là ; nous ferons plus ample connaissance.
HENRI
Monsieur.... assurément... Ah ! Taimablc homme!
MADAME DE ROSBELLE.
Eh bien , Notre affaire !
Est finie. ^
MADAME DE ROSBELLE.
Allons ! je n'en crois rien.
LF BARON.
iVhonneur.
MADAME DE ROSBELLE.
Vous avez vu le Ministre ?
Sans doute.
Laquais, concierge, huissiers, j'ai mis tout en déroute; Mon nom jusqu'au Ministre a protégé mes pas, Et mon ancien ami m'a pressé dans ses bras. J'ai bientôt expliqué le motif qui m'attire; Lui-même il a voulu tout connaître, tout lire : Il parcourt ton placet , les pièces à l'appui , Et tes droits aussitôt sont évidents pour lui. Mécontent des retards qu'éprouvait une affaire Et si juste et si simple, au premier secrétaire. Avec une apostille, il a tout envoyé, Et demain ton brevet doit être expédié.
MADAME DE ROSBELLE.
Demain ?
Oui.
MADAME DE ROSBELLE,
Grâce à vous.
MADAME DORFEUIL
L'heureuse réussite.
HENRI
Madame , permettez que je vous félicite.
Le Ministre te sert , mais il m'a bien grondé : Pour moi-même jamais je n'ai rien demandé; Il semble qu'aux faveurs je veuille me soustraire; Il prétend, malgré moi, m'obliger au contraire....