‹ Œuvres dramatiquesChapitre 129 sur 346 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Lu PRÉCÉDEWTS, LE BARON DE FORLANGE.

MADAME DU ROSBELLK.

Enfin vous voilà de retour.

( A madame Dorfruil . )

Bonjour, ma chère enfant. Agréez mon hommage. Madame.

MADAME DORFFUIL.

Quoi ! baron, arrivant de voyage.

Vous courez tout Paris ?

Li: BAROpr.

Sans regretter mes pas.

Hé ! c*est monsieur Henri ! je ne vous voyais pas. De vos talents partout on vante la puissance : Touchez là ; nous ferons plus ample connaissance.

HENRI

Monsieur.... assurément... Ah ! Taimablc homme!

MADAME DE ROSBELLE.

Eh bien , Notre affaire !

Est finie. ^

MADAME DE ROSBELLE.

Allons ! je n'en crois rien.

LF BARON.

iVhonneur.

MADAME DE ROSBELLE.

Vous avez vu le Ministre ?

Sans doute.

Laquais, concierge, huissiers, j'ai mis tout en déroute; Mon nom jusqu'au Ministre a protégé mes pas, Et mon ancien ami m'a pressé dans ses bras. J'ai bientôt expliqué le motif qui m'attire; Lui-même il a voulu tout connaître, tout lire : Il parcourt ton placet , les pièces à l'appui , Et tes droits aussitôt sont évidents pour lui. Mécontent des retards qu'éprouvait une affaire Et si juste et si simple, au premier secrétaire. Avec une apostille, il a tout envoyé, Et demain ton brevet doit être expédié.

MADAME DE ROSBELLE.

Demain ?

Oui.

MADAME DE ROSBELLE,

Grâce à vous.

MADAME DORFEUIL

L'heureuse réussite.

HENRI

Madame , permettez que je vous félicite.

Le Ministre te sert , mais il m'a bien grondé : Pour moi-même jamais je n'ai rien demandé; Il semble qu'aux faveurs je veuille me soustraire; Il prétend, malgré moi, m'obliger au contraire....

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