‹ Œuvres dramatiquesChapitre 153 sur 346 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

nUPHÉ, HENRL

DUPRÉ

£h bien donc , ce procès, tu Tas examiné?

HENRI

Avec attention.

DITPRK.

Eîi-tu déterminé? Trouves-tu quelque force aux raisons qu'on m'opp<îse?

IlENHI.

Non ; vous êtes certain de gagner votre cause.

nuPRÉ.

Ah! je le savais bien !

HENRI

Oui; mais vous m'en croirez, Je Tespère du moins, et vous transigerez.

DUPRÉ

Transiger !

HENRI

Il le faut.

DUPRE.

Non, c'est une faiblesse....

HENRI

Prescrite par l'honneur et la délicatesse.

DUPRÉ

Qu'est-ce à dire ?

HENRI

Je parle avec sincérité , Mon oncle ; je vous dois toute la vérité. La comtesse des Tours, votre partie adverse, Gpntre qui , sans pitié, votre rigueur s'exerce , D'un pur défaut de forme est victime aujourd'hui. Veuve, et dans ses malheurs, sans conseil, sans appui, Quelques formalités par les lois exigées, 11 est trop vrai , par elle, ont été négligées; Mais de sa bonne foi tout ici vous répond ; En perdant son procès, elle a bon droit au fond. A vos vrais intérêts ne soyez point rebelle : Si les lois sont pour vous, la justice est pour elle.

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