ACTE V, SCÈNE I. tSS
DU PRÉ
Oui, je lui rends justice.
CHARLES
Et tu vas de U sorte....
nuPRi.
Il suffit ; oublions tout ce qui s*est passé. Je chéris ton cousin , et, si je lai blessé. J'ai tort.
CUARfES.
Défais-toi donc de Thumeur inégale...
DUPR^.
Finissons.
CHARLES
Non , je veux te faire la morale.
DU PRÉ
Quel précepteur !
CHARLES
Essaye, et je suis assuré....
DUPRÉ
Oui? voyons.
CHARLES
M*y voici : Mon cher monsieur Dupré, Une immense fortune a trop enflé votre âme, La moindre résistance aussitôt vous enflamme. Vous voulez contre tous avoir toujours raison ; Et, pour comble d'horreur, mesquin hors de saison, r)*un fils, à tous égards digne de récompenses. On vous voit , sans pitié , contrôler les dépenses ! Mon cher monsieur Dupré , tout cela nVst pas bien. Croyez-moi, profitez de mon sage entretien ;
Dans autrui désormais accueillez la franchise, Permettez quelquefois que l'on vous contredise , Surtout à votre fils accordez largement Des fonds lorsqu'il en manque, et vous serez charmant.
DUPRÉ
Peut-on porter plus loin l'oubli des convenances?... J'ai donné lieu moi-même à ces impertinences, Je l'avoue ; et toujours trop indulgent pour toi....
CHARLES
Non, ne te repens pas d'être bon avec moi. Si je suis étourdi , ne deviens pas sévère. Tu n'en saurais douter, je t'aime et te révère ; De mes discours ton cœur ne peut être troublé ; Je ne pense jamais qu'après avoir parlé.
DUPRÉ
Tête folle !
CHARLES
La paix est faite?
DUPRÉ
Mais j'oublie Qu'il faut qu'avec Henri je me réconcilie.
CHARLES
Fort bien. Hé ! Picard !
Oui, qu'on le fasse appeler.
CHARLES, au domestique qui est entré.
Priez monsieur Henri de venir nous parler.
(Le domestique sort. )
ACTK V, SCÈNE II.
Tu n'imagines pas l« plaisir que j'ëprouvo» Ce elier cousin !