ACTE I, SCÈNE VlU. Il
Aimer à son insu pour moi-même est un tort ; 11 faut (|U*il sache tout, et fixe notre sort.
FKRUirrAND.
Mais attendons du moins....
LOUISE
Ah ! craignez au contraire Qu*un avis délateur vous prévienne et l'éclairé. Quelque ennemi peut-être observe tous vos pas; Enfin, si vous m^aimez, ne me refusez pas.
FERDINAND
Tu l'exiges ? Eh bien , j*obéirai , Louise.
Tôt ou tard, en effet, il faut que je Tinstruise.
Que risqué-je après tout? Il peut me condamner.
Te refuser le nom que je te veux donner ;
Mais son ambition, qui pour nous est à craindre,
A former d'autres nœuds ne saurait me contraindre.
Oui, je lui parlerai.
IX>UISE.
Ferdinand, à mes yeux.
De votre amour ce gage est le plus précieux ; Il rend quelque assurance à mon âme craintive. Allez donc, et soyez certain, quoi qu'il arrive. Que le cœur de I^ouise est à vous pour toujours.
FERDINAND
Je ne résiste plus ; tu le veux , et j'y coui's. Je vais trouver mon père, et de cette entrevue Je reviens aussitôt te rapporter Tissue.
Il M nu PREMIER ACTE.