‹ Œuvres dramatiquesChapitre 208 sur 346 · BUG^KE · texte numérisé non relu

BUG^KE

Ah! moi seul en réclame!

Je sais apprécier la beauté de son âme. D'ailleurs son caractère à présent va changer; Elle connaît ses torts, et veut ^^econiger.

380 LES INTRIGAINTS ,

LE VICOMTE

Croyez-vous , mon ami , que cela soit possible? Non, ne vous flattez pas; Pauline est trop sensible. La raison pour le cœur est un faible rempart ; Les penchants retenus se font jour tôt ou tard. Mais, puisque vous l'aimez , tout vous devient facile. Montrez-vous constamment à ses ordres docile, Sur vos moindres désirs consultez-la toujours , Qu'elle préside seule à l'emploi de vos jours, Supportez des soupçons, qui renaîtront peut-être, Enfin soyez soumis, tel qu'un mari doit être. Voilà, mon cher ami, le moyen d'être heureux.

EUGÈNE

Mais vous me parlez là d'un esclavage affreux! Quoi! plus de liberté? renoncer à soi-même?

LE VICOMTE

Eh! qu'importe?on s'y fait ; tout est beauquand on aime.

EUGÈNE

Vicomte, cependant....

LE VICOMTE

Tel est votre devoir. Le bonheur d'une épouse est en votre pouvoir. Prévenez par vos soins ses jalouses alarmes. Cet esclavage est doux; Pauline a tant de charmes!

EUGÈNE

N'est-il pas vrai, vicomte, on n'a pas plus d'attraits?

LE VICOMTE

A qui le dites-vous? Le fini de ses traits, Ce visage enchanteur.... en la voyant si belle. Je conçois tout l'amoui' que vous avez pour elle.

ACTK in , SCÈNE IV. Ml

Openriant bien des gens, qui font opinion, Trouvent que sa figure est sans exprcjision.... Un œil qui ne dit rien.... une beauté muette.

Il me semble pourtant....

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