ACTE 11, SCÈNE I. AS
WIIRM.
Les discours du public...
LK prMaidknt.
Sont une calomnie; Eili je leur croyais le moindre fondement , Je romprais sans égard et sans ménagement.
WIIRM.
Qui le sait mieux que moi ?
LF. PRESIDENT.
Souiller ainsi ma gloire!
WURM.
Je rapporte ces bruits, mais je suis loin d y croire.
LE PRÉSIDENT
Il suffît.
WURM.
Vous complaire est mon unique vœu.
LF. PRÉSIDENT.
Poui*suivons. I^ comtesse a donne son aveu; Et nous sommes ici réunis pour conclure.-
WURM.
Vous m'étonnez beaucoup, monsieur, je vous le jure. Et votre fils ne met aucun empêchement....
LE PHÉSIDBirr.
Il ne sait rien encor. J'avouerai frauchement Que j ai craint de sa part quelque obstacle bizarre; Son esprit romanesque assez souvent Tégare : J*ai promis en son nom, sans lui rien révéler. Maintenant, sans me perdre, il ne peut reculer; Le prince a consenti , la cour même est instruite. Je lui vais ce matin expliquer ma conduite;
Et, cet hymen pour lui n'eût-il aucun appas, Mon fils à mes désirs ne résistera pas.
WURM.
Eh bien, parlez-lui donc, et vous allez connaître Si je vous ai dit vrai ; vous l'en croirez peut-être ?
LE PRÉSIDENT
Gomment ?
WURM.
Oui, je consens à perdre vos bontés, S*il accepte les nœuds que vous lui présentez.
LE PRÉSIDENT
Il pourrait refuser une telle alliance ?
WURM.
Vous en ferez bientôt la triste expérience.
LE PRÉSIDENT
Eh quoi ! lorsque pour lui je me suis engagé?
Les accords convenus, le contrat rédigé?
O ciel! un tel éclat ! retirer ma promesse!
De ce cruel affront accabler la comtesse !
Et le prince!... où cacher ma honte et mou ennui?
Ah ! je serais perdu î... l'ingrat, malheur à lui !
Oui, Wurm, si, m'opposant une excuse frivole,
Il ne dégage pas aujourd'hui ma parole.
Il pourra payer cher ses refus indiscrets.
WURM.
N'oubliez pas, monsieur, qu'il sait tous vos secrets. 11 est prompt , violent, craignez de vous commettre; Sachez vous modérer; songez à cette lettre Qu'un funeste hasard fit tomber eu ses mains.