‹ Œuvres dramatiquesChapitre 210 sur 346 · ACTE lit, SCÈME IV. mi · texte numérisé non relu

ACTE lit, SCÈME IV. mi

San» avoir Clé jcuiit* alors que* Ton H\*ncliainr, Plus tard les passions font sentir leur pouvoir; Et d\inc ëpouso alors quel est le désespoir î Tandis qu*un étourdi, qui va de brili* vn Iwlle Fatiguer Tinconstance ù riiomme naturelle, Jusqu'au jour de rii^inen promenant s<*.h désini. Se prépare au bonheur en courant les plaisirs. Il faut payer sa dette. Après ces jours d orage, £li bien! Ton est heureux, tranquille en Ron ménage; D'un lien rcsperlahle on sent bien mieux le prix ; Et les fous corrigés font les meilleurs maris.

C'est ce qu'on dit partout.

Vous avez dû vous-mt^iiu' î.e remarquer?

KUGKNK.

Souvent!

LE VICOSITE.

c'est un mauvais sysième Que celui d'enchaîner trop tôt les jeunes gens.

Fl (.KNE.

Très-mauvais! Voyez, moi, qui n'ai que vingt-deux ans..

l.K VICOMTE.

Que vingt-deux ans?

ELGÎ'tNE.

Pas plus.

LE VICOMTE

Que vingt-deux ?

EDGÈNE.

Oui, vous dis-je.

LE VICOMTE

Trop jeune !

EUGÈNE

N'est-ce pas?

Beaucoup trop ! Je m'afflige Du funeste avenir....

EUGÈNE

Que faire, cependant?

LE VICOMTE

Vous marier sitôt serait fort imprudent.

EUGÈNE

Oui , je veux dès demain en parler à mon père.

LE VICOMTE

C'est fort bien ; mais Pauline ?...

EUGÈNE

Ah ! Pauline m'est chère , Vicomte; et ce retard garantit son bonheur.

LE VICOMTE

Je le crois.

EUGÈNE

Ten suis sûr. Mon père, homme d'honneur, Applaudira sans doute à mon juste scrupule.

LE VICOMTE

C'est son devoir.

EUGÈNE

Ainsi mon hymen se recule :

Moi, je reste à Paris.

ACtR III, SCfeNE IV. 385

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