ACTE IV, SCËHB II
LA BAROlfNR.
Justement ; je tort de chez Pauline.
Elle connaît la lettre?
LA BAROlfPIF..
Oui.
LF VICOMTE.
Parfait ! Entre nous, Cest vraiment un plaisir de travailler pour vous : Vous saisissez d*abord ; pas d'erreur, de mécompte.... C'est admirable !
LA BAROlfNE.
Allons, vous me flattez, vicomte.
LE VICOMTE
Mais Pauline?
LA BARONNE
D'abord des pleurs, du désespoir.
LE VICOMTE
Ccst l'usage, en effet; nous devions le prévoir.
LA BARONIfE.
Puis l'indignation a remplacé les larmes.
LK VICOMTE
La vengeance pour elle aura bientôt des charmes.
LA BARONNE
Enfin, sans les connaître, aidant à nos desseins. Pour un parjure Ursule irrite ses dédains. J'ai dû me retirer et les laisser ensemble.
Oui , vous avez raison ; tout va bien , ce me semble. De la prudence au moins.
LA» BARONNE
N'ayez aiMiuii souci.
LB VICOMTE
Mais voyons donc un peu la lettre.
LA BARONINB.
La voici.
LE VICOMTE
Peste! quelle chaleur ! Mais c'est parfait, baronne.
LA BARONNE
C'est a moi qu'il écrit, et cela vous étonne?
LE VICOMTE
Du tout. Mais je vous dois un avertissement. Ce billet semble empreint des feux du sentiment; Ne vous y trompez pas : seul, à force d'adresse, J'ai monté son esprit à ce ton de tendresse; Eugène enfin , s'il faut vous parler sans détour, A beaucoup de désirs, mais il a peu d'îanour. Réglez-vous là-dessus. Pour faire sa conquête, N'attaquez pas le cœur, échauffez bien la tête : 11 est vif, imprudent, ignore le danger, Et plus loin qu'il ne pense on le peut engager.
LA BARONNE
Je vous écoute! Ah çà, prétendez-vous m'inslruire? ' Avec un soupirant m'apprendre à me conduire ? Sur ce chapitre-là la plus sotte de nouS',)! pmkh .nRo"^ Malgré tout votne esprit, en sait plus long que vousi
LE VICOMTE. )nt ùb u; l
J'en conviens ; pardonnez à l'excès de mon zèle.
LA BARONNE
J'entends venir quelqu'un !... c'est Pauline^l... c'est cUe^