EUGÈNE, M. DE VERTEUIL, LE VICOMTE, LA BARONNE
M. DE VERTEUIL
Bonsoir, mes chers amis.... Ah ! madame, bonsoir; Je ne m'attendais pas au bonheur de vous voir.
LA BARONNE
Monsieur, c'est un hasard dont je me félicite.
LE VICOMTE
Eh bien ! votre discours? £n tous lieux on le cite; Vous avez recueilli de nombreux compliments, J'en suis sûr.
M. DE VEUTEUIL.
En effet.
LE VICOMTK.
Oh 1 tous les sentiments Sont d'acconi sur ce point : pour moi, sans flatterie, Je pense....
M. DE VERTfiUIL.
Ah ! lalssons-là mes talents, je vous prie. (A Eugène. ) A propos, dis-moi donc, comment vont tes amours?
EUG^NF.
( A part. ) Mais.... Que répondre?
M. J)E VERTEUIL
Eh quoi ! vous boudez-vous toujours? Je vais plaider ta cause auprès de ta cousine.
EUGÈNE
Mais, mon père...
M. DE VERTEUIL, appelant.
Hé ! quelqu'un !... notre aimable voisine N'est pas au fait, je crois?
^ EUGÈNE , à part.
Quel entrelien fâcheux î
M. DE VERTEUIL
Ce sont deux jeunes fous, qui s'adorent tous deux, Et qui, malgré cela, sont toujours en querelle.
LA BARONNE
Oui?
M. DE VERTEUIL
Ce matin encore une scène nouvelle :
Et charitablement je veux prendre le soin De les mettre d'accord; vous en serez témoin.
EUGÈNE, à part.
La baronne !
M. DE VERTEUIL, à François qui est entré pendant les vers précédents.
Ma nièce; appelez-la.