ACTE V, SCÈNE I
LA BAIIOIVIII.
Gomme vous je le voi.
tR VICOMTE.
Et je bénis le sort qui vous rend toute à moi : Carnous nous convenons, nous nous aimons, baronne; Notre hymen, c'est l*amour, la raison qui Tordonne.
LA BARONIfR.
Sans doute.
Nous savons Tun Tautrc nos secrets; Nous devons, par prudence, unir nos intérêts : Une fois mariés, nous cessons de nous craindre.
LA BARONNE
Tenez, mon cher vicomte , il faut parler sans feindre : Je vous préfère à tous, et vous le savez bien; Mais s*enchainer ainsi.... vous ne possédez rien; Moi, je suis sans fortune....
LE VICOMTE
Eh bien donc! pour vous plaire.
On sera riche.
LA BARORNB.
Vous? comment allez-vous faire?
LK VICOMTE
Je ne vous parle plus de lappui de Verteuil; Je ne sais maintenant quel sera son accueil ; Il a dû de nos vœux pénétrer quelque chose : Sur un meilleur soutien mon espoir se repose.
LA BARONNE
Et lequel?
LE VICOMTE
Il existe, on doit vous l'avoir dit, Une société dont l'immense crédit Soutient, élève, abat, récompense ou châtie. Qui peut tout, règle tout.... Eh bien 1 j'en fais partie.
Vous?
LE VICOMTE
Oui , c'est Rougeval....
LA BARONNE
Je l'aurais parié.
LE VICOMTE
Et depuis hier soir je suis affilié.
LA BARONNE
Quel bonheur !
LE VICOMTE
Ma fortune....
LA BARONNE
A présent est certaine.
LE VICOMTE
Peut-être dès demain....
LA BARONNE
Je n'en suis plus en peine.
LE VICOMTE
Eh bien ! puis-je prétendre à me voir votre époux?
LA BARONNE
Je n'ai , vous le savez, jamais aimé que vous.