SCÈNE PREMIÈRE
LE COMTE, D'OLBIGNAC.
LE COMTE
Oui, mon cher d'Olbignac.
d'olbignac.
Allons î
LE COMTE
Oui.
d'olbignac.
Quelle histoire!
LE COMTE
Je puis vous garantir....
d'olbignac.
Je ne saurais vous croire ; Il n'est pas vraisemblable....
LE COMTE
Ah! quel entêtement!
Partout on s'entretient de cet événement.
d'olbignac.
Quoi....
LE COMTE
Le prince, vous dis-je, est épris de ma nièce.
\CTK 111, SCÈNE I. 5»
IMH.BIGlfAC.
Ett-ce sur quelque» mots de simple politesse. Quelques propos galants, que vous pouvez juger....
l.V. COMTE.
Avez-vous donc jure de me faire enrager? Amoureux , vous dit-on , amoureux.
d'olbignac.
Quelles preuves...
IT. COMTF.
C*est mettre mon sang-froid à de rudes épreuves ! Le prince pour ma nièce a montré constamment Pendant toute la chasse un vif empressement; Près d*elle il a passé la matinée entière, Toujours h ses cotés, sans quitter sa portière; Et vous ne voyez là nulle preuve d amour?
d'olbignac.
Se pourrait-il ?
LE COMTE
Parbleu, c'est clair comme le jour.
l/OLBIGNAC.
Mais la marquise enfin ?
LF. COMTE.
J'étais dans sa voiture ; Je voyais le dépit colorer sa figure.... Mais ma nièce ! ah ! mon cher, quel triomphe éclatant
d'olrignac.
En effet.
LE COMTE
Vous voilà convaincu?