‹ Œuvres dramatiquesChapitre 303 sur 346 · LA BAR01V5R · texte numérisé non relu

LA BAR01V5R

Puisque vous le voulez, toit.

LA COMTFSSE.

Vous avez hesoio, Je ne le cache pas, d'une prudence extrême.

LA BARONNE

Fort bien.

LA COMTESSF.

Il faut veiller constamment sur vous-même.

LA BARONNF.

J'y mettrai tous mes soins.

LA COMTESSE

Je vous le dis oncor, La vertu, mon enfant, est le premier trésor.

LA BARON^E

D*oublier vos conseils je me ferais scrupule.

LA COMTESSE

N'allez pas cependant vous rendre ridicule.

LA BARONNE

Comment ?

LA COMTESSE

Puisque le prioce k vos lois est soumis , Il faut en profiter |K>ur vous, pour vos amis.

LA BARONNE

Cest mon projet.

Fort bien. Sans cesser d*être honnête, On peut tirer parti d'une telle conquête.

LA BARONNE

Quoi ! vous me conseillez....

LA COMTESSE

Je n'y vois aucun mal :

Protéger sa famille est un but très-moral. Des déclarations? eh bien , on les écoute, Sans jamais de l'honneur abandonner la route; Car l'honneur!... ah! c'est là le véritable bien! Mais on se laisse aimer, cela-n'engage à rien.

LA BARONNE

Qu'entends-je ?

LA COMTESSE

Oui, prêtez-vous à sa galanterie; Ayez de la vertu , mais point de pruderie. Vos principes sont sûrs, rien n'est à redouter. Le prince, mieux instruit, saura vous respecter; Et j'espère qu'enfin, épurant sa tendresse. Vous serez son amie, et non pas sa maîtresse.

LA BARONNE

De mon étonnement je ne puis revenir!

LA COMTESSE

Au comble des honneurs tout près de parvenir. Du sort de vos parents vous devenez l'arbitre!... Mais c'en est déjà trop sur un pareil chapitre. Je vous laisse, ma nièce , à vos réflexions. N'écoutez ni l'orgueil, ni les préventions: Vous ne sauriez agir avec trop de prudence.

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