SCÈNE V
LA COMTESSK.
Ah ! que vien»-je d'apprendre î une autre a sa tendresse! Qu*il ignore du moins combien il m'intéresse , Et qu'en m'ofRrantà lui, Tamour seul ronsulté.... Il me dédaigne!... allons, rappelons ma fierté. Cet outrage cruel pour moi, pour ma famille.... Quoi î Louise Miller.... je veux voir cette fille. Oui, peut-être (et mon cœur embrasse cet espoir) Sur elle Tintérét aura quelque pouvoir.
Que lui sert d'être aimée ? et qu'en doit-elle attendre ? A le voir son époux elle ne peut prétendre. Oui, le sort d'un amant, et son propre danger , A renoncer à lui la pourront engager.
Alors.... ah! je ne sais quel parti je dois suivre ! Je chéris Ferdinand, sans lui je ne peux vivre; Je ne peux me résoudre à souffrir des mépris ; Et l'amour et l'orgueil égarent mes esprits.