I.A BAROirilK
Et vous ne croyez plus qu'un orgueilleux caprice?...
LF. VICOMTF.
Qui? moi, commettre encor cette affreuse injustici*!... L'apparence à mes yeux nVst plus rien désormais. Et mon cœur du soupçon est guéri pour jamais.
lA DAROlfRK.
Bien sûr?
LE VICOMTF..
Par quels serments faut-il que je m'engage?...
LA BARO?f!«F.
C'est assez : de la paix je vous ofTre le gat^r
LE VrCOMTF.
Quoi! vous m'aimez encor! quoi! je puis espérer....
LA. BARONNE
Tattcndais le moment de vous en assurer.
LE VICOMTE
Eugénie! Ah! cetnot change ma destinée!
Je renais au bonheur !
LA BARONNE
Vous m'avez soupçonnée!...
Ne rappelons jamais ce cruel souvenir.
Mais, en vous pardonnant, je prétends vous punir De votre confiance il me faut une preuve.
LE VICOMTE
Exigez, commandez, que faut-il? quelle épreuve?..
LA BARONNE
Ecoutez-moi. Tantôt j'ai voulu vous parler; Vous alliez tout savoir, j'allais tout révéler : Maintenant avec vous je veux être discrète; Je n'expliquerai point ma conduite secrète ; Je veux qu'aveuglément vous comptiez sur ma foi , Et que vous promettiez de n'en croire que moi.
Ah!
LA BARONNE
L'épreuve pour vous serait-elle trop forte?
LE VICOMTE
Quoi!... je ne saurai rien?
LA BARONNE
Oh ! rien.