ACTB III, SCÈNE VI
Oui , vous m ouvrez les yeux sur le bord de rabimc. Que dois-je faire? ô ciel!
LA COMTE5SE
£h bien , en ce danger. C'est votre père seul qu*il faut interroger : Lui-même il vous dira si ma bouche est sincère.
LOUISE
Eh ! s'il juge en effet ce départ nécessaire , Quel sera son destin ? ou diriger ses pas? Glacé par Tage, errant de climats en climats. Il va donc, exile des lieux qui Tont vu naître, Usé par la douleur, par le besoin peut-être.... Cette idée est affreuse !
LA COMTESSE
Ah ! calmez votre effroi.
Veiller sur vos destins est un devoir pour moi. Si votre père et vous quittez cette contrée , Je me charge de tout; oui , soyez rassurée. Dans un secret asile, embelli par mes soins, Moi seule je prétends pourvoir à vos besoins; J'assure votre sort; et lorsqu'enfîn votre âme. Libre du sentiment....
LOUISE
Je refuse, madame.
LA COMTESSE
Comment ?
LOUISE
A vos bienfaits je ne veux point de part; Accepter, ce serait vous vendre mon départ.
LA GOHTCSSS.
Goatre boos si le
éderoBS saas hoate à la nccessitë, K aHRMS ffi^i 1 ut tenir tête à Fonige. poe a de FhoaBeor, et fai c|iielqoe
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AâifK le cid est JBSie, a
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Le traTifl de hcs mbbs po^rn oumiii moa père.
LA GOSTE
Choe CBibat! â. sa Toiz toos
Ak ! de fait de ^«rtiB le ciel Toos doit le prix !
De ^» leliB pourtant f ai fies d'toe svpriK.
YoBS arcz de for^goeiL
Oadoit
^ lACTE m, SCÈNfi VI. 79
VLk COMTESSE.
Ah ! jamais puis-je vous condamner ?
Mais enfin ce départ a-t-il votre suffrage ? I^uise , répondez , aurcz-vous le courage De rendre le major à son père, au devoir. Et de vous arracher au danger de le voir? Parlez ; il faut qu'enfin votre cœur se décide.
Je vais prendre mon père et pour juge et pour guide : Quoi qu il puisse ordonner, je remplirai ses vœux. N'exigez rien de plus.
LA COMTFSSE.
C'est tout ce que je veux.
Cependant , permettez que je réclame encore Votre discrétion : que Ferdinand ignore La démarche qu'ici....
LOUISE
Je le promets.
LA COBfTESSE.
Fort bien.
Adieu, Louise, adieu. Ce moment d'entretien Vous acquiert «i jamais des droits à mon estime. D'un préjugé cruel vous êtes la victime. Mais si je puis un jour adoucir vos malheurs. Si mon zèle vous peut épargner quelques pleurs. Venez à moi, venez; l'amitié la plus tendre Saura vous protéger, vous servir, vous défendre; A toute heure, en tout temps, quels que soient vos revers. Adressez-vous à moi , mes bras vous sont ouverts.