ACTE IV, SCÈIfE III
scî':ne m.
LA COMTRSSK, I.K PHÉSIDENT.
r.A COMTRftAF.
Eh bien , que venez-vous m'apprendro, Mon8icur?qu*avrzvousfail?quelespoir(lois-je prendre?
I,F. PRKSIDKXT.
Ah! d'un jeune insensé, madame, ayez pitié. Par un premier penchant il se croyait lié; Il pensait (à son âge erreur bien naturelle) Que rhonneur exigeait qu'il demeurât fidèle. Ne précipitez rien, et pour vous et pour lui. J'espère à vos genoux le conduire aujourd'hui * Revenu pour jamais de son délire extrême. Oui, j'ose m'en flatter; ccltr fille elle-même. Celle qui sur son cœur a pris tant de pouvoir. Est, dit-on, disposée à le rendre au devoir. Soit crainte, soit raison, elle cherche avec zèle Un moyen, quel qu'il soit, de le détacher d'elle; Elle renonce à lui.... tout l'atteste du moins.
LA COMTESSE
(Apart.)
Tx>ui8e?... Oui, de Miller les conseils et les soins.... Il se peut en effet.... Pour un père qu'elle aime Elle se sacrifie et s'immole elle-même.
LE PR^vSIDKNT.
Enfin tout me rassure; et j'ai lieu d'espérer Que les torts de mon fils pourront se réparer ,
Si, coupable envers vous de cet outrage insig.ne.
De vos bontés encore il peut vous sembler digne.
LA COMTESSE
Monsieur....
LE PRÉSIDENT
Mais pardonnez; un éclaircissement , Un avis, que le prince exige en ce moment, Me force à vous quitter; excusez....
Point d'excuse; Vous ne m'en devez pas.
( Le président sort. )