I.OTTISE
Par pitié, sauvez-nous, Sauvez mon père.
LA. COMTESSE
Quoi ! quel danger le menace?
LOUISE
Non, il n'est pas coupable, et tout autre en sa place...
LA COMTESSE
Qu'est-ce donc? rappelez le calme en vos esprits.
LOUISE
Chez mon père, tantôt, le président, son fils.... Madame, ils sont venus, se sont trouvés ensemble.
LA COMTESSE
O ciel ! tous deux ?
LOUISE
Tous deux.
ACTK XV, SCÈNE M. 101
l.K CUMTKSSK.
Achevez. Ail ! je tremble!
IdUISR.
Oimmciit vous retracer cet horrible moment ? Leffroi m'avait ravi presque tout sentiment. î^ président, je crois, ma d'abord insultée.... Oui, bien cruellement, hélas! d m'a traitée! Nos prières, nos pleurs ne pouvaient le toucher; Du sein de ma famille il venait m'arracher; 11 voulait ii/enferiner dans un séjour infùmc.
LA COMTESSE
Se peut-il? vous, Louis4î?
LOUISK.
Oui, moi-même, madame.
Mon père.... en cet instant d'épouvante et d'horreur. Il n'a plus écouté que sa juste fureur; Bravant du président la puissance et la rage, 11 a versé sur lui le mépris et l'outrage.... Ferdinand, égaré, voulait me secourir.... Mot, je tombai sans force, hélas! je crus mourir.... Je ne sais qui daigna nous prêter assistance; Mais lorsque je revins au jour, à l'existence, Tout avait disparu , tout ; je cherche, et je voi Que ma tante et mon père étaient seuls près de moi.
LA COMTF.SSK.
Et c'est le président.... Grand Dieu ! puis-je le croire? Aurait-il donc perdu jusqu'au soin de sa gloire ? Enfin vous êtes libre.