ACtE iV, SCÈNE Vlll
LOUISE
Quoi ! je renonce à celui que j'aimais ; Je consens k le fuir, h ne le voir jamais; Un seul attachement me reste et me console; Je n ai plus que mon père... et c'est moi qui Tiromolc * C'en est trop ! c'en est trop !
WDRM.
Un tel coup, j'en convien , Surpasse....
LOUISE
Poursuivez, et ne me cachez rien :
Parlez, quel est le sort qui menace mon père?
WtJRM.
S'il faut vous l'avouer....
LOUISE
Parlez, point de mystère.
WURM.
Le baron, qui peut tout, jure de se venger, £t les jours de Miller sont peut-être en danger.
LOUISE
En danger !... ah ! je cours partager sa souffrance. Mes soins....
WDRM.
Vous vous flattez d'une vaine espérance : Vous ne sauriez le voir; et des ordres exprès....
LOUISE
Il n'importe.
WURM.
Arrêtez ! Suspendez vos rcgi'cts.
Je vous l'ai déjà dit, c'est Miller qui m'envoie : Vous pouvez le sauver.
Comment? par quelle voie?
Que faut-il?... Je consens.... ne me trompez- vous pas?
WURM.
Moi? votre intérêt seul conduit ici mes pas. De ce honteux soupçon vous rougirez, j'espère. Oui, lisez cet écrit.
(Il lui donne une lettre.) LOUISE.
C'est la main de mon père.
(EUelit.)
« Rassemble tout ton courage, mon enfant.... Ta a tante et moi nous sommes dans les fers.... On nous « menace des plus cruels châtiments; on nous menace « de nous oublier dans le fond d'un cachot.... Que a sais-je?... J'ai offensé le président; il est implaca- « ble, il nous hait, et il est capable de tout. Wurm « assure que tu peux faire tomber nos chaînes.... Je « ne t'ordonne rien ; mais si tu en as la force.... O ma a fille, nous sommes bien malheureux!...))
Oui ; le devoir, mon cœur m'appelle à son secours. Parlez, qu'exige-t-on ? ma liberté? mes jours? Tout, tout est à mon père !
WURM.
Ainsi, d'un cœur docile....
LOUISE
Que dois-jo faire, enfin?
ACTK IV\ SCfiNE VIII. 100
wiinM.
!,c moyen v*t fat*! le.