WORM
Je n'ai pas prétendu vous en faire un mystère. Pour rendre le major au devoir, à son père , J'aurais entre ses mains fait tomber ce billet. Vous ne le verrez plus, vous parlez, c'en est fait ; Qu'importe qu'il vous juge inconstante et volage? Qu'importe de ses nœuds quel moyen le dégage ? Cependant vous sauviez un père infortuné :
lia L'INTRIGUE ET L'AMOUR,
Il est captif, bientôt il sera condamné; Enfin vous savez trop quel péril le menace. Eh bien, le président vous offre encor sa grâce : Écrivez cette lettre, il pardonne à ce prix D'un vieillard criminel l'audace et les mépris. Miller à son secours lui-même vous appelle.... Vous ne répondez rien?... Adieu, mademoiselle.
LOUISE
Arrêtez! arrêtez!... mon père est dans les fers!... Quoi! ce n'est point assez des maux, qu'il a soufferts, 11 faut pour le sauver que je me déshonore !,.. Eh bien, soit , j'y consens... que puis-je craindre encore? Mestourmentssont au comble, et mes pleurs superflus; Tout m'est indifférent, je ne réfléchis plus; Je m'abandonne enfin au malheur qui m'entraîne. De mon père, en mourant, je dois rompre la chaîne ; C'est là mon seul espoir. Dictez, j'écrirai tout: Oui , dictez.
WURM-
Puisqu'enfin votre cœur s'y résout , Poursuivez.
LOUISE
C'est écrit.
WURM, dictant.
« Vous seul m'occuperez désormais; vous me verrez « toujours constante.
LOUISE
Bien ! bien ! toujours constante.
WURM, dictant.
« Louise. »