‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 116 sur 391 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, M""* DE CHAULIEU.

PETIT-PONT, annonçant.

Madame de Cbaulicu.

(Riche costume grec; pieds nus, chargés de bagues; des sandales pour chaussure.)

BARRAS, allant vers elle.

Mes lèvres sur les mains de la reine des belles. Jamais les gais amours ne battirent des ailes Sur bouche plus charmante, et la blonde Vénus N'a jamais dans les flots baigné plus beaux pieds nus.

M"' DE CHAULIEU

Oh ! sans doute, cher comte, on est Vénus la blonde.

On a de beaux pieds nus, de peur qu'on ne vous gronde.

BARRAS

Me gronder? Depuis quand grondc-l-on ses amis?

M°" DE CHAULIEU

Mais, quand pour un placet qu'on leur avait remis, On reste sans réponse une longue semaine. Comme un solliciteur qu'à son gré l'on promène. Et lorsqu'il faut qu'un autre, enfin, fasse pour nous Ce qu'on aurait voulu ne tenir que de vous.

BARRAS

Un autre ! Et qui vous dit. Madame, en cette affaire. Que Ton n'ait pas agi comme il convient de faire. Et qu'on n'attende pas réponse là-dessus?

SCÈNK VI. U7

Page 1