SCÈNE IV
CHLOTAIRE, ARCADIUS.
OiLOTAIRE, après avoir regardé Cliildebert s'éloiKUcr, se retourne tout-à-coup vers le Romain.
Arcadius'î*
AnCADIlS.
Seigneur.
CULOTAIRË.
Suppose un peu ceci :
Deux hommes dans un champ.— Fendant le sol durci, L'un pousse à la charrue avec un bras robuste. Tandis que l'autre dort. — A ton sens, est-il juste Qu'à la moisson tous deux aient droit également?
ARCADIIS.
Le premier seul a droit, incontestablement.
CHLOTAIRE.
C'est aussi mon avis, et je veux faire en sorte Que ce soit pour lui seul (|ue la moisson rapporte. Donc, Childebcrt, pendant que nous hibonrcrons. Dors ! C'est aussi sans toi que nous récolterons.
A RCA Dits.
Et m'accordcrcz-vous, dans mon pauvre mérite. De glaner quelque peu, grand prince, à votre suite?
CHLOTAIRE.
Je t'en donne ma foi.
184 CHLOTAIRE 1.
ARCADIIS.
C'est me combler, Seigneur.
Attendons-nous la reine?
CHLOTAIRE.
Ici ! — Pour faire honneur A mes neveux, je crois qu'autour de celte salle, Placer auparavant quelque force royale Serait plus convenable.
ARCADIUS
Et bien plus siir.
CHLOTAIRE, tournant, ainsi qu'Arcadius, la têle vers la porte du fond, par laquelle la reine doit entrer.
Pour toi.
Quand ma mère...
ARCADIUS
Elle vient, Seigneur.
CHLOTAIRE.
Alors, suis-moi.
(Tous deux sortent.)